•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une étude de l’Université de Calgary pour mieux comprendre la COVID-19 de longue durée

Des passants sur le trottoir, portant tous des masques.

De nombreux Canadiens continuent de souffrir de symptômes plusieurs semaines après avoir été infectés par la COVID-19.

Photo : Reuters / Ognen Teofilovski

Radio-Canada

Des chercheurs de l’Université de Calgary lancent une étude afin de mieux comprendre la COVID-19 de longue durée et de traiter les symptômes de la maladie.

Le projet, mené par le professeur de sciences cardiaques de l’Université de Calgary, Satish Raj, étudiera le cas de personnes souffrant toujours de symptômes de la COVID-19 trois mois ou plus après avoir été infectées.

Il y a beaucoup de variabilité et c’est ce que nous commençons à comprendre, dit-il.

Les symptômes dont souffrent les personnes atteintes du syndrome post-COVID-19 sont, entre autres, un rythme cardiaque élevé, des étourdissements et des essoufflements.

Selon l’expert, certaines études suggèrent que le syndrome post-COVID-19 toucherait jusqu’à 30 à 40 % des personnes ayant contracté le virus.

D’autres études suggèrent qu’il s’agirait plutôt d’environ 5 %. Ce chiffre peut sembler petit, mais lorsqu’on considère le nombre de personnes qui ont eu la maladie, et pas seulement celles qui ont été hospitalisées, l’impact est énorme, fait-il remarquer.

Satish Raj ajoute que l'âge des personnes atteintes de la COVID-19 de longue durée ainsi que les symptômes dont elles souffrent varient beaucoup.

Nous ne comprenons pas bien quel est le problème. [...] Nous l’abordons donc à partir de notre domaine d’expertise, qui est l’étude des troubles du système nerveux autonome, explique-t-il.

Selon lui, de plus en plus de personnes se font soigner au Calgary Autonomic Investigation and Management Clinic, un centre médical spécialisé dans la recherche pour le traitement de troubles comme l’hypotension orthostatique ou le syndrome de tachycardie posturale.

Étude pancanadienne

Satish Raj explique que l’étude sera menée dans six villes canadiennes et auprès de 180 personnes atteintes du syndrome post-COVID-19 et 40 sujets témoins en santé.

Les participants recevront des traitements physiologiques et seront évalués par rapport à des problèmes mesurables liés au système nerveux autonome comme le rythme cardiaque, la respiration et la tension artérielle.

Nous allons continuellement surveiller leur tension artérielle. Nous allons leur faire faire des manœuvres pour activer leur système nerveux autonome comme se coucher et se relever, explique l’expert qui est également clinicien-chercheur au Libin Cardiovascular Institute.

L’objectif du projet est de comprendre la source du problème sur le plan physiologique afin de mieux traiter les personnes qui souffrent de ce syndrome et d'élaborer des traitements spécifiques.

Une de nos stratégies empiriques est d’augmenter l’apport alimentaire en eau et en sel de certains patients afin d’augmenter le volume sanguin et la quantité de sang qui se rend au cœur et, ainsi, de diminuer la tachycardie et les palpitations, explique le chercheur.

Satish Raj et son équipe vont commencer à recruter des participants pour leur étude avant la fin du mois d’octobre, notamment à travers des cliniques spécialisées dans le traitement du syndrone post-COVID-19.

Le chercheur espère pouvoir publier certaines de ses découvertes d’ici la fin de 2022.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !