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Une course à deux à la préfecture du Témiscamingue

Des affiches de Claire Bolduc et Renald Baril sur un poteau.

Claire Bolduc et Renald Baril sont les deux candidats à la préfecture de la MRC de Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

Deux candidats souhaitent obtenir le poste à la préfecture du Témiscamingue.

Il s’agit de la préfète sortante Claire Bolduc et de Renald Baril, aussi candidat à ce même poste en 2017.

Au Témiscamingue, le préfet est élu au suffrage universel depuis 2009.

Claire Bolduc a été élue préfète du Témiscamingue en 2017 avec 66,7 % des voix. Elle sollicite un deuxième mandat pour poursuivre le travail entamé.

Claire Bolduc dans son bureau.

Claire Bolduc tentera de se faire élire préfète pour la deuxième fois.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

J’ai le goût de continuer, j’ai le goût de finir des choses qui sont commencées, j’ai le goût d’asseoir très confortablement le développement qu’on a entrepris sur des bases très solides, dit-elle.

La préfète sortante cible trois priorités sur lesquelles elle compte mettre toutes ses énergies : les services de proximité, marchands et gouvernementaux, la cohésion et la reconnaissance du territoire ainsi que le projet de mini centrales hydroélectriques Onimiki qu’elle aimerait voir se concrétiser.

Onimiki, c’est une voie de passage qui est porteuse d’avenir, parce que c’est de l’énergie renouvelable, parce que c’est un projet communautaire avec les Premières Nations, parce que c’est actuellement une des priorités du gouvernement et d’Hydro-Québec, ce qui n’était pas le cas il y a trois ou quatre ans, affirme la préfète sortante.

Renald Baril, d’Angliers, se présente pour une deuxième fois au poste de préfet du Témiscamingue avec son slogan Baril préfet, Pourquoi pas? En 2017, il avait obtenu 2,4 % des voix, un résultat qui ne le décourage pas. Il affirme que les dossiers n’évoluent pas assez rapidement.

Rénald Baril appuyé sur une camionnette où il est écrit Baril préfet, pourquoi pas?

Rénald Baril tente à nouveau sa chance à la préfecture du Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

J’ai décidé de me représenter parce que je trouve que ça ne va pas assez vite. Les citoyens et citoyennes manquent de services partout. Il me semble que depuis quatre ans, ça n’avance pas, déplore-t-il.

Il en fait d’ailleurs sa priorité, redonner aux Témiscamiennes et Témiscamiens des services de proximité.

C’est de sauver les petits villages et de donner des services essentiels comme des stations d’essence, il n’y en a pas à St-Bruno-de-Guigues et Béarn. Les maisons pour les aînés, il faut les garder dans leur village pour garder l’économie et faire vivre les villages aussi. Sinon, on va tous se retrouver à Ville-Marie, alors qu’il faut garder nos villages, ajoute Renald Baril.

Coûts et logistique d’une élection à la préfecture

L’élection à la préfecture représente des coûts de 200 000 $ pour la MRC. La MRC doit prévoir un budget à la hausse relativement à celui de 2017, en raison des mesures sanitaires, notamment.

Toutes les municipalités doivent rendre disponibles des bureaux de vote pour élire le prochain préfet, même s’il n’y a pas d’élections locales.

Plus de 150 personnes seront requises le 7 novembre prochain pour travailler dans les différents bureaux de vote sur le territoire.

Le directeur d’élections à la MRC de Témiscamingue, Sami Bdiri, rappelle qu’il est important d’exercer son devoir de citoyens, même si dans neuf municipalités, tous les membres du conseil ont été élus sans opposition.

On incite les gens à aller voter pour le poste de préfet. Il s’agit d’un exercice démocratique même s’il n’y a pas d’élections locales, c’est une élection territoriale, soutient le directeur d’élections.

Une campagne d’information sur le rôle du préfet et de la MRC sera lancée vers la fin du mois d’octobre.

En 2017, le taux de participation aux élections municipales était de 45,8%.

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