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Les sangliers se multiplient et dérangent en Saskatchewan, selon un chercheur

Une horde de sangliers se déplaçant sur un sentier.

Selon le chercheur Ryan Brook, les sangliers sont une espèce envahissante en Saskatchewan.

Photo : Fournie par Ryan Brook

Radio-Canada

De vastes régions de la Saskatchewan sont désormais envahies par des sangliers. Ces bêtes détruisent les récoltes, pillent l’habitat des oiseaux menacés d’extinction et pourraient bientôt être plus nombreuses que les humains en Saskatchewan, selon un expert.

Les sangliers ont récemment été aperçus dans le parc National Elk Island, près d’Edmonton. C’est la première fois que ce mammifère a été aperçu dans un Parc National canadien.

Le chercheur au Canadian Wild Pig Research Project de l’Université de la Saskatchewan Ryan Brook fait remarquer qu’il y a plus de sangliers en Saskatchewan qu’ailleurs au Canada.

Nous sommes en voie d’avoir plus de sangliers que d’humains en Saskatchewan.

Une citation de :Ryan Brook, chercheur au Canadian Wild Pig Research Project de l’Université de la Saskatchewan

Le chercheur affirme que les sangliers sont fortement concentrés dans le centre-est de la province, où ils peuvent se cacher dans les bois et se nourrir dans les champs

Un perturbateur récent

Les sangliers ont été importés en Saskatchewan et en Alberta dans les années 1990 comme élevage de rechange. Toutefois, plusieurs animaux se sont échappés de leur enclos, et se sont bien adaptés aux Prairies canadiennes.

Des chasses ouvertes ont été mises en place pour contrer leur développement, mais Ryan Brook explique que cela a permis aux bêtes de s’adapter plus facilement. Ils se sont mis à se cacher le jour et à sortir la nuit, tout en évitant les humains.

Leur capacité à se reproduire est également très forte. Les laies peuvent avoir deux portées par année, et chaque portée peut être de 12 marcassins. Les sangliers adultes sont de grosses bêtes, certains dépassant les 300 kilos!

Les sangliers s’installent dans les zones humides, et détruisent ces écosystèmes. Ils mangent les racines des plantes, se plaisent dans la boue, et répandent leurs excréments partout.

Une citation de :Ryan Brook, chercheur au Canadian Wild Pig Research Project de l’Université de la Saskatchewan

Tentative de contrôler la population

Le gouvernement provincial a déjà mis en place un programme dont le but est de réduire la population de sangliers.

La Saskatchewan Crop Insurance Corporation (SCIC) régit le Feral Wild Boar Control Program, qui gère 25 pièges à sangliers un peu partout en province.

Selon son directeur général des assurances, Darby Warner, le programme a permis de capturer 575 sangliers durant les cinq dernières années

Ces animaux n’ont pas leur place en Saskatchewan, et j’aimerais qu'ils quittent la province.

Une citation de :Darby Warner, directeur général des assurances du SCIC

Ryan Brook est quant à lui beaucoup moins optimiste. Bien qu’il est difficile d’estimer la population totale de sangliers dans les Prairies canadiennes, le chercheur croit qu’il y en a trop pour pouvoir espérer les éradiquer complètement.

Il propose plutôt d’empêcher les sangliers de se propager sur les territoires où ils ne sont encore présents, comme le sud-ouest de la Saskatchewan et le Parc national Grasslands.

Toutefois, après avoir entendu la nouvelle de la présence d’un sanglier dans le parc national Elk Island, le chercheur commence à perdre espoir.

Cela me désole de voir que toutes mes prédictions pessimistes sur la propagation des sangliers au Canada se réalisent, alors que leur population ne cesse de croître, déplore-t-il sur Twitter.

Quel sera le prochain parc national ou provincial où nous allons en trouver?

Avec les informations de Colleen Silverthorn

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