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Les bars et les restaurants du Québec au maximum de leur capacité dès le 1er novembre

Un couple assis à un bar.

Les bars et les restaurants du Québec pourront de nouveau fonctionner au maximum de leur capacité dès le 1er novembre.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les bars et les restaurants du Québec pourront de nouveau fonctionner au maximum de leur capacité dès le 1er novembre. Le gouvernement en a fait l'annonce par communiqué jeudi.

La présentation du passeport vaccinal et le port du masque lors des déplacements restent en place.

Les bars ne peuvent pour le moment accueillir que 50 % de la capacité maximale prévue au permis d'alcool, entre autres restrictions en vigueur au Québec (Nouvelle fenêtre).

Parmi les nouvelles mesures d’assouplissement attendues, il sera possible de réduire la distance entre les tables à un mètre, au lieu de deux. Si la distance est inférieure, des mesures barrières devront être appliquées, a ajouté le ministère de la Santé et des Services sociaux.

En ce qui concerne le nombre de personnes par table au restaurant, un maximum de 10 personnes par table ou les occupants de trois résidences privées par table pourront être ensemble, précise le communiqué.

Pour nous, toute mesure d’assouplissement, c'est une bouffée d’air frais, soupire François Michaud, copropriétaire du restaurant Le Graffiti à Québec, interviewé avant la confirmation gouvernementale. On en a besoin, on a hâte que ça finisse.

De plus, les heures d’ouverture habituelles pourront s’appliquer de nouveau, et les bars pourront donc demeurer ouverts jusqu'à 3 h du matin. Actuellement, les établissements qui servent de l’alcool ne peuvent le faire que jusqu'à 1 h et doivent fermer leurs portes à 2 h.

Des défis subsistent

L'interdiction de danser, chanter et d'assister à des spectacles debout demeurera cependant en vigueur, confirme le gouvernement.

Les réservations de groupes sont autorisées sans limite de participants. Toutefois, tous les participants doivent être assis à leur place et porter le masque lors des déplacements, dit le ministère de la Santé dans son communiqué.

Les restaurateurs et les tenanciers de bars continueront de faire face à des défis. Les subventions pour le loyer vont se terminer, le tourisme n’est pas encore redémarré, donc [pour] nous, c’est un manque à gagner de 30 % à 40 %; alors que le loyer va rester pareil, le coût de la matière première a augmenté, énumère François Michaud.

Le coût de la main-d'œuvre a augmenté dans les six derniers mois au minimum [de] 30 % en cuisine, poursuit-il.

De plus, les employés se font rares. Or, Pierre Thibault, cofondateur et président de la Nouvelle Association des bars du Québec (NABQ), se montre quant à lui optimiste.

Pierre Thibault dans son commerce, la Taverne Saint-Sacrement.

Pierre Thibault est président de la Nouvelle Association des bars du Québec.

Photo : CBC News

C’est clair que la main-d'œuvre, c’est un enjeu, mais j’ai l’impression que ça va être mieux dans ces conditions-là, espère-t-il.

On avait de la difficulté à garder les employés, parce que c’était du court terme, et on n'arrivait pas à faire des horaires sur du temps plein.

Une citation de :Pierre Thibault, président de la Nouvelle Association des bars du Québec

N'empêche, Pierre Thibault estime que l'annonce survient à minuit moins une. L'aide au loyer et la subvention salariale au fédéral expirent à la fin du mois, fait-il remarquer.

Nous avons malheureusement perdu plusieurs joueurs au cours de cette crise sanitaire, et une prolongation des restrictions au-delà du 1er novembre aurait été fatale pour plusieurs d'entre nous, déclare-t-il.

Je suis déçu, perplexe. Je ne comprends plus, note quant à lui Mathieu Grondin, directeur général de MTL 24/24, un organisme qui fait la promotion de la vie nocturne dans la métropole. L'interdiction de danser dans les boîtes de nuit ou de tenir des spectacles en formule admission générale le froisse particulièrement. C'est définitivement un deux poids de mesure, croit-il.

J’ai l'impression que le gouvernement a rouvert la culture pour la culture qui les concerne eux : le [Théâtre du Nouveau Monde], la Place des Arts, l'Orchestre symphonique puis les concerts de Ricky Martin et Gino Vannelli.

Une citation de :Mathieu Grondin, directeur général de MTL 24/24

Le gouvernement, estime M. Grondin, est en train d'étouffer la culture nocturne. Pourtant c'est grâce à celle-là que justement les jeunes et les touristes visitent Montréal, fait-il valoir.

Une bouffée d'air

À l'Association restauration Québec (ARQ), on est très content de ce début de retour à la normalité, commente en entrevue Martin Vézina, son directeur des affaires publiques et gouvernementales.

C'est une bouffée d'air attendue par les exploitants de restauration et de bars. Ça fait des mois qu'ils appliquent avec rigueur toutes les mesures sanitaires. Je peux vous dire que j'avais bien hâte que ce soit leur tour de pouvoir profiter d'assouplissements, affirme-t-il.

Renaud Poulin porte un veston beige et une chemise à carreaux, il parle devant un micro, il est dehors devant la terrasse d'un restaurant.

Renaud Poulin, de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec

Photo : Radio-Canada

De son côté, Renaud Poulin, PDG de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec, s'est dit lui aussi très content de l'annonce.

Le gouvernement nous avait avisés qu'il voulait y aller étape par étape, raconte-t-il en entrevue. On est conscients de ça. On va prendre les assouplissements d'aujourd'hui et on verra pour les autres. On se concentre sur l'annonce d'aujourd'hui. On va informer les employés et la clientèle, dit-il.

Des propriétaires de bars avaient fait part de leurs critiques après le spectacle de Ricky Martin et Enrique Iglesias, samedi dernier, au Centre Bell de Montréal, où 15 000 personnes s'étaient réunies. Certains propriétaires jugeaient injuste l'autorisation d'un rassemblement d'une telle envergure, tandis que leurs clients ne peuvent pas danser ni chanter.

C'est sûr que les propriétaires ont été très frustrés de ça, car eux ils peuvent facilement contrôler la danse et le chant, ce qu'il n'est pas possible de faire dans une foule de 15 000 personnes, réagit M. Poulin. Selon lui, ces activités pourraient se dérouler de manière sécuritaire.

L'annonce de jeudi s'ajoute à la permission accordée depuis le 8 octobre aux salles de spectacle où les places sont assignées d'être complètement remplies.

Avec des informations d'Alex Boissonneault et de Colin Côté-Paulette

Avec les informations de La Presse canadienne

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