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Les retards pour des opérations chirurgicales continuent d’empirer au Manitoba

La main gantée d'un professionnel de la santé sur la poitrine d'un patient à l'hôpital.

Près de 20 000 opérations chirurgicales supplémentaires ont pris du retard au cours des quatre derniers mois au Manitoba.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

Près de 20 000 opérations chirurgicales supplémentaires ont pris du retard au cours des quatre derniers mois au Manitoba, selon un nouveau rapport de Doctors Manitoba.

Ces retards ont pour conséquences de repousser l’établissement de diagnostics, d’accroître les complications et les morts évitables, selon l’organisme qui représente plus de 4000 médecins au Manitoba.

Doctors Manitoba estime que près de 130 000 opérations chirurgicales sont désormais en attente.

Nous aurions espéré voir plus de progrès à la fin de la troisième vague quand le nombre de cas de COVID-19 a diminué. Au lieu de cela, le nombre de retards a augmenté, et nous nous préparons à de nouvelles perturbations avec la quatrième vague au Manitoba, affirme le président de Doctors Manitoba, Kristjan Thompson.

Cela comprend 52 000 opérations, en hausse de 33 % par rapport aux 39 000 déjà comptabilisées en juin, lorsque Doctors Manitoba a publié sa dernière estimation. Par ailleurs, le nombre d’autres interventions médicales de tout genre a aussi augmenté, passant de 32 000 en juin à 35 000.

Le retard pour les remplacements de hanches et de genoux est passé de 6000 patients en attente à plus de 8100. Pour les interventions chirurgicales de la cataracte, plus de 4880 personnes sont en attente comparativement à 3270. Il y a 204 patients en attente pour une chirurgie cardiaque comparativement à 163 en avril dernier. 

Par contre, le nombre d'imageries pour des diagnostics en attente est en légère baisse : 41 000 ont été repoussées, contre 44 000 en juin.

Les estimations combinent les données sur les interventions programmées des agences provinciales, ainsi que les rapports sur les changements de volumes chirurgicaux de l'Institut canadien d'information sur la santé et les estimations des médecins et des chirurgiens.

En juin, Doctors Manitoba estimait que l'arriéré avait atteint plus de 110 000 interventions médicales. À ce moment-là, l'organisation a fait des recommandations au gouvernement provincial, lui demandant notamment de fixer une date pour remettre le système de santé à niveau, de créer un groupe de travail sur les chirurgies et les diagnostics et en fournissant des rapports mensuels sur l'ampleur des retards.

De lent progrès

Les progrès sur ces recommandations ont été lents, indique Doctors Manitoba dans le rapport.

Nous avons besoin de rapports mensuels transparents pour non seulement comprendre l'ampleur du problème aujourd'hui, mais aussi pour voir les progrès réalisés et savoir si nos interventions ont réellement l'effet désiré, dit Kristjan Thompson.

Aucune date n'a été annoncée par la province pour éliminer le retard et il n'y a pas eu de rapport supplémentaire concernant ce problème.

Bien que des mesures préliminaires aient été prises pour créer un groupe consultatif, les membres ne se sont jamais rencontrés. Il n'est pas possible de dire si un groupe de travail ayant le pouvoir de prendre des mesures pour régler la situation sera créé, indique le rapport.

Lors d'une mêlée de presse jeudi après-midi, la ministre de Santé, Audrey Gordon, a confirmé qu'un comité directeur avait été formé pour aider à développer une stratégie.

La province avait aussi établi des contrats avec d'autres fournisseurs de santé, tels que la Clinique PanAm, pour effectuer des interventions relatives aux mains et aux pieds, et avec le Western Surgery Centre pour effectuer des interventions telles que des cataractes, de la chirurgie dentaire pédiatrique et de la chirurgie plastique.

Les changements survenus à la tête du gouvernement manitobain au cours de l'été, notamment les démissions de Brian Pallister au poste de premier ministre et de Heather Stefanson au poste de ministre de la Santé, peuvent avoir contribué à l'absence de progrès, estime Dr Thompson.

Chaque personne à qui nous avons parlé a promis de s'attaquer à ces retards. Tous ont vraiment compris la gravité de la situation. Je sais que nous sommes sur la même longueur d'onde, mais nous devons commencer à voir des actions.

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