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« Des hauts et des bas » : le maire de Calgary, Naheed Nenshi, dresse son bilan

Le maire de Calgary fait un discours.

Naheed Nenshi avait annoncé en avril qu'il ne serait pas candidat, affirmant vouloir laisser la place à de « nouvelles voix ».

Photo : CBC/ Drew Anderson

Radio-Canada

À moins d’une semaine des élections municipales, le maire sortant de Calgary, Naheed Nenshi, fait le bilan de ses 11 années à ce poste et de l’évolution de la ville.

M. Nenshi avait annoncé en avril qu’il ne serait pas candidat.

Au cours de ses 11 années en poste, Naheed Nenshi a traversé différentes crises. En 136 ans, la Ville de Calgary a déclaré à quatre reprises l'état d’urgence local, chaque fois durant les mandats de Naheed Nenshi.

J’ai été chanceux, plaisante-t-il. Selon lui, les inondations, les tempêtes de vent, de grêle, la crise économique et la pandémie de COVID-19 ont un point commun : la solidarité entre les gens.

Les inondations, bien sûr, sont le meilleur exemple. Des milliers et des milliers de personnes sont allées dans les zones inondées et ont aidé à nettoyer les sous-sols de gens qu’elles ne connaissaient pas, se souvient-il.

Lors de la pandémie, lors de chaque autre crise que nous avons connue, la chose sur laquelle nous avons pu compter, c'est la gentillesse des gens s'aidant les uns les autres.

Une citation de :Naheed Nenshi, maire sortant de Calgary

Selon le maire, les crises ont aussi appris au gouvernement municipal à être flexible.

Naheed Nenshi reconnaît que la ville de Calgary était bien différente quand il a été élu, en 2010. Sa population venait tout juste d'atteindre 1 million d’habitants.

Nous étions en train de passer de ce que j’appelle une grande petite ville à une petite grande ville. Et nous étions en train de nous imposer sur le plan national et international. Je pense que nous avons vraiment progressé à ces niveaux au cours de la dernière décennie, déclare-t-il.

Le maire sortant cite également les progrès réalisés en matière d'infrastructures, de transports et de logement.

Parmi les réalisations dont il est fier, Naheed Nenshi cite notamment la grande bibliothèque du centre-ville, laquelle, espère-t-il, restera pour de nombreuses générations à venir.

Au cours de ses trois mandats, il a travaillé avec six premiers ministres différents.

Il y a eu des hauts et des bas, résume-t-il.

Quel successeur?

Les élections municipales ont lieu lundi.

M. Nenshi affirme que, à l'issue du scrutin, il aidera le nouveau maire et ses conseillers lors de leur première réunion et qu’il gardera leur numéro de téléphone au besoin jusqu'à la fin de l’année.

Après cela, je vais oublier leur numéro, dit-il en souriant. Ils auront le mien s’ils ont besoin de moi, mais je ne vais sûrement pas interférer dans leur environnement.

Le politicien déplore les importantes divisions qu’il y a actuellement entre les électeurs. Une des choses que j’ai vraiment remarquées, c’est qu’il y a peu de gens qui semblent aller voter avec un sentiment de joie et d’optimisme, dit-il.

Les gens semblent voter contre quelque chose, plutôt que pour un meilleur avenir.

Une citation de :Naheed Nenshi

Le maire sortant reproche d'ailleurs aux candidats en lice de ne pas avoir mis en avant une vision inspirante du futur.

Naheed Nenshi répète qu’il ne soutiendra aucun candidat, mais il conseille à la population de Calgary de choisir la personne qui sera la plus à même de représenter la ville au niveau national et international.

Quelle implication future?

Au moment de son élection, en 2010, le monde politique était beaucoup plus rigide, selon M. Nenshi. Malgré tout, le taux de participation de la population à cette élection a été élevé.

Naheed Nenshi voit d'ailleurs ce moment comme le symbole de citoyens qui ont pris un risque pour l'avenir de leur communauté, une communauté dans laquelle il dit vouloir continuer de s'impliquer, sans préciser de quelle façon.

Le maire dit simplement vouloir se concentrer un peu plus sur des questions liées à la santé mentale et physique ainsi qu'à la famille.

Les défis sont nombreux pour le prochain maire. Selon Naheed Nenshi, la ville fait face à cinq crises simultanées : la santé publique, la santé mentale et les dépendances, l’économie, l'environnement et l’équité.

C’est vraiment difficile de quitter la ville à ce moment critique, à la croisée des chemins.

Une citation de :Naheed Nenshi

Le maire sortant reste néanmoins convaincu d'une chose : par rapport à ce qu'elle était il y a 11 ans, la ville s’est grandement améliorée à ses yeux et de bien des façons.

D'après des informations de Scott Dippel

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