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Actions Femmes Î.-P.-É. cherche la bonne formule pour ses cercles

Johanna Venturini, directrice générale d’Actions Femmes Î.-P.-É

Johanna Venturini, directrice générale d’Actions Femmes Î.-P.-É

Photo : Radio-Canada / Divulgation

Laurent Rigaux

Actions Femmes Île-du-Prince-Édouard (AFIPE) continue d'organiser des cercles de rencontre pour les femmes de la province, à la suite de la première expérience de mars 2019. L'organisme varie les propositions de lieux, de format, de durée et de thématique pour trouver la meilleure recette, celle qui suscitera l'adhésion.

En mars 2021, AFIPE avait réuni une quinzaine de femmes au Pavillon de l'est à Rollo Bay. Le premier cercle de femmes était né, avec la volonté affichée à l'époque de réussir à en créer plusieurs à travers la province.

Un sondage et quelques mois plus tard, l'organisme féministe francophone a lancé une formule différente. Au début septembre, deux évènements distincts ont été mis sur pied, l'un aux Maisons de bouteilles à l'est, l'autre au café Lucky Bean à l'ouest, sur le thème du soin.

On savait dès le départ que pour la première vague, on ne pourrait en lancer que deux vu nos capacités, explique Johanna Venturini, la directrice de AFIPE, qui ajoute que la phase de test est toujours en cours.

L'organisme a fait le choix de sortir des centres communautaires et de proposer des lieux de rencontres décrits comme centraux, l'un à l'est près des communautés de Summerside, Tignish et Évangéline ; l'autre à l'ouest pour Charlottetown, Souris et Rustico.

On a délibérément choisi d'aller dans le comté de King plutôt qu'à Charlottetown pour mettre en valeur une région qui est souvent peu desservie, explique Johanna Venturini.

Des lieux qui sont des « cocons »

Montague est, pour la responsable, un lieu central pouvant aussi bien attirer les femmes de Charlottetown que celles de Morell, Wood Island ou Souris, des villes où habitent certaines des membres de l'organisme.

Le choix des endroits illustre également la volonté d'Actions Femmes de promouvoir des entreprises tenues par des francophones, mais aussi de créer un environnement plus intime qu'un centre communautaire où les femmes se sentent plus à l'aise de s'exprimer.

En fait le but de ces cercles, c'est de sortir de son quotidien et de laisser de côté toutes les charges, tout ce qu'on porte au quotidien. C'est pour cela qu'on essaie d'avoir des lieux qui ne sont pas connotés travail ou école. Les femmes, elles peuvent laisser tout ça à la porte, avance Johanna Venturini.

Dans les discussions qu'on a eues déjà, c'était intéressant de voir les thèmes, les choses de l'intime qui sortent, poursuit-elle.

C'est pour ça qu'on cherche des lieux qui donnent cette atmosphère de cocon, pour profiter et prendre du temps pour soi, juste pour soi.

Une citation de :Johanna Venturini

Le premier cercle organisé à Montague n'avait cependant pas attiré une foule, les participantes présentes se comptant sur les doigts d'une main, la majorité ayant des responsabilités au sein de l'organisme.

Johanna Venturini confie que le choix de la date, le même jour que la rentrée scolaire, a été une erreur, beaucoup d'annulations ayant été enregistrées au dernier moment.

Les deuxièmes cercles, qui devaient avoir lieu toujours au café Lucky Bean pour l'un, au centre d'action rural des femmes à Bedeque pour l'autre, sur le thème du leadership au féminin, ont été annulés faute de participantes en nombre suffisant.

Johanna Venturini espère toutefois qu'à force de revenir régulièrement dans les mêmes lieux, il y aura un effet d'entraînement. Elle affirme que la formule va continuer à évoluer, en variant les dates, l'horaire, le format, pour permettre d'inclure le plus de monde possible. Les troisièmes cercles, non planifiés encore, devraient porter sur le thème du féminisme.

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