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Facebook renforce la lutte contre le harcèlement sur ses plateformes

Une femme regarde son téléphone en se pinçant l'espace entre les yeux.

Facebook compte notamment mieux protéger les personnes vulnérables sur ses plateformes.

Photo : Shutterstock

Agence France-Presse

Le groupe Facebook a annoncé renforcer ses règles contre le harcèlement en ligne, alors que le géant des réseaux sociaux lutte pour convaincre les autorités et l'opinion publique de son rôle positif dans la société.

Nous ne permettons pas le harcèlement sur notre plateforme et quand cela se produit, nous agissons, a assuré Antigone Davis, directrice de la sûreté pour le groupe, dans un communiqué.

Le géant californien, déjà très critiqué par de nombreuses autorités et ONG, a vu sa réputation de nouveau ternie par les révélations de la lanceuse d'alerte Frances Haugen, ancienne employée de l'entreprise qui a fait fuiter des documents à la presse et a été auditionnée par une commission parlementaire américaine.

Selon elle, le groupe Facebook fait passer les profits avant la sécurité des internautes. La lanceuse d'alerte a aussi montré que le géant avait conscience des dangers que pose son application Instagram pour la santé mentale et physique des adolescentes, surexposées au mythe du corps féminin idéal.

Des actions contre le harcèlement

L'entreprise compte désormais s'attaquer aux efforts coordonnés de harcèlement de masse ciblant des personnes particulièrement vulnérables dans le monde réel, comme les victimes de tragédies violentes ou les dissidents et dissidentes politiques – même si les contenus en soi n'enfreignent pas [son] règlement.

Le réseau social pourra aussi retirer des messages privés ou des commentaires, en fonction du contexte et d'informations supplémentaires.

Facebook veut par ailleurs mieux protéger les personnalités publiques (politiques, célébrités...), en ajoutant une nouvelle catégorie à la liste des interdictions, qui tournent principalement autour de la sexualisation de ces personnes.

Nous retirerons les commentaires sexualisants qui relèvent du harcèlement, sur la base du contexte fourni par les gens, selon Antigone Davis.

La plateforme a aussi ajouté aux personnalités publiques les journalistes et les activistes des droits de la personne célèbres par leur travail.

Ces personnes seront désormais protégées des contenus blessants, par exemple les messages qui les classent en fonction de leur apparence physique, a précisé Antigone Davis.

La lanceuse d’alerte Frances Haugen n'a pas fini d'appeler à réguler le réseau fréquenté au quotidien par près de 3 milliards de personnes dans le monde : les parlementaires en Europe l'ont invitée à une audition et elle doit aussi s'entretenir avec le conseil de surveillance de Facebook, une instance indépendante du groupe chargée d'évaluer ses politiques de modération des contenus.

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