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Shelly Glover soutient une révision du plan de vaccination des employés de la santé

Une femme blonde à lunettes parle en gesticulant.

Shelly Glover dit avoir rencontré 350 travailleurs dans le domaine de la santé qui s'opposent à la vaccination.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

La candidate à la direction du Parti progressiste-conservateur Shelly Glover estime que la province doit revoir ses exigences en matière de vaccination à l’égard des travailleurs de la santé, notamment ceux ayant déjà contracté la COVID-19. L’objectif, selon elle, est d’éviter une pénurie de personnel dans le système de santé.

En septembre 2021, le gouvernement du Manitoba a annoncé qu’à partir du 18 octobre, tous les employés qui travaillent auprès du public devront être entièrement vaccinés contre la COVID-19, ou subir des tests de dépistage fréquents .

La semaine dernière, la candidate à la chefferie du Parti progressiste-conservateur a dit qu’elle restait sur ses gardes face à cette mesure. Selon elle, cette dernière engendrait une pénurie de personnel dans le système de santé.

Dans une entrevue à CBC, l’ancienne policière de Winnipeg a suggéré que la province propose d’autres solutions de rechange pour les employés qui ont déjà contracté la maladie.

J’ai parlé avec des infirmières et des aides-soignants non vaccinés, dit-elle. Certains d’entre eux ont déjà eu la COVID-19, et pour cette raison, ils croient très fermement que leur système immunitaire naturel est plus fort que le vaccin.

Shelly Glover dit avoir rencontré un groupe de 350 travailleurs de la santé qui s’opposent à la vaccination.

Pour elle, ne pas offrir d’autres options que la vaccination obligatoire ou les tests de dépistage réguliers est un geste irresponsable de la part de la province envers les patients.

Je ne veux pas que les patients souffrent. Donc, je veux trouver d’autres solutions, dit-elle.

La commissaire à la fonction publique, Charlene Paquin, avait annoncé que le Manitoba ne prévoyait pas de mettre à pied les travailleurs qui refuseraient la vaccination ou les tests de dépistage. Si tel est le cas, l’affaire serait portée aux ressources humaines.

Selon le microbiologiste à l’Université du Manitoba et titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les virus émergents Jason Kindrachuk, la science n’appuie pas le raisonnement selon lequel un patient qui a été infecté par la COVID-19 et qui n’a reçu aucune dose du vaccin a une meilleure protection qu’un patient vacciné.

Selon lui, l'expression immunité naturelle est utilisée pour faire de l’ombre au rôle du vaccin, qui est de renforcer la réponse immunitaire du corps humain.

Il faut s’éloigner du contraste entre l’immunité naturelle et l’immunité vaccinale. L’immunité, c’est l’immunité , affirme-t-il.

Selon le microbiologiste, Shelly Glover pourrait dérouter le public avec ses propos.

Dans un communiqué, l’ancienne députée fédérale de Saint-Boniface a déclaré que, si elle devenait la première ministre du Manitoba, elle suivrait les conseils des scientifiques. Elle a précisé que le fait d’être infecté ne constituait pas un motif d'exemption au plan provincial.

Elle reste tout de même convaincue que la province pourrait présenter d’autres solutions de rechange aux travailleurs de la santé.

La question de l’immunité naturelle m’a été présentée et je l’ai utilisé comme exemple de questions que certaines personnes se posent, explique-t-elle.

Son adversaire à la course à la chefferie du Parti progressiste-conservateur, Heather Stefanson, a annoncé dans un communiqué qu’elle avait toujours suivi les conseils des professionnels de la santé depuis le début et continuera de prendre des décisions politiques sur le plan de la santé basées sur la science.

La nouvelle cheffe du parti, qui deviendra la nouvelle première ministre du Manitoba, sera connue le 30 octobre.

Avec les informations de Bartley Kives

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