•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Encore beaucoup de sensibilisation à faire pour l’embauche de personnes judiciarisées

Sur un clavier d'ordinateur repose des menottes ainsi qu'un maillet représentant la justice.

La réinsertion des personnes judiciarisées demeure difficile (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

Malgré la pénurie de main d’oeuvre, 28 % des employeurs souhaiteraient embaucher une personne judiciarisée.

Le président du comité consultatif de la clientèle judiciarisée adulte, Patrick Pilon, estime que les employeurs doivent faire preuve d’ouverture.

C’est un chiffre qui est très bas Il y a énormément de travail à faire, constate M. Pilon.

Il signale qu’en Estrie,  67 % des entreprises font face à une pénurie de main d'œuvre.

En Estrie, il y a un besoin criant de main d’oeuvre, mais c'est généralisé dans l’ensemble du Québec. Il y a une certaine crainte à embaucher ce type de clientèle. Il y a une crainte de la perception des collègues de travail ou qu’une partie de la clientèle ne s'associe pas à ce type d’employé, indique Patrick Pilon.

Ce dernier signale que les résultats du sondage dévoilés dans le cadre de la semaine de la réhabilitation sociale contient des données encourageantes.

Nous trouvons intéressant que 81 % des employeurs considèrent l’expérience positive. C’est très évocateur. Bien intégrée dans son milieu de travail, une personne judiciarisée évolue très bien.

Une citation de :Patrick Pilon, Président du comité consultatif de la clientèle judiciarisée adulte

Le comité consultatif de la clientèle judiciarisée adulte fera une tournée des régions.

Nous allons faire une tournée des régions pour sensibiliser les entreprises à l'embauche des personnes judiciarisées, mentionne Patrick Pilon.

Ce sondage visait à prendre le pouls des employeurs dans un contexte de pénurie de main d’oeuvre.

La sensibilisation est importante. Ce n’est pas un long fleuve tranquille d’intégrer les personnes judiciarisées, mais c’est bénéfique tant sur le plan social qu’économique, signale Patrick Pilon.

Il rappelle que 14 % de la population possède un dossier criminel.

Ce ne sont pas toutes des personnes judiciarisées qui ont fait de la prison, loin de là. Ça touche tout le monde de près ou de loin. L'emploi permet de réduire la récidive. Ce sont 830 millions $ en recette fiscale sur une période de 30 ans que ces personnes ont rapporté au trésor québécois, indique Patrick Pilon.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !