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Entente provisoire pour une pêche de subsistance convenable en Nouvelle-Écosse

Un bateau de pêche des Autochtones entre dans un havre.

Quatre communautés mi’kmaw en Nouvelle-Écosse annoncent une pêche de subsistance convenable approuvée par les autorités fédérales.

Photo : CBC/Eric Woolliscroft

Radio-Canada

L'Assemblée des chefs mi'kmaw de la Nouvelle-Écosse et le ministère des Pêches et des Océans du Canada (MPO) annoncent une entente provisoire pour le lancement d’une pêche de subsistance convenable cet automne.

Cet arrangement permettra aux Premières Nations de Bear River et de la vallée d’Annapolis de pêcher en vue d’assurer une subsistance convenable. Il respecte la vision et les besoins de chaque communauté, s’harmonise avec le cadre réglementaire du MPO, et assurera une pêche durable et stable pour tout le monde, affirme la ministre sortante des Pêches et des Océans, Bernadette Jordan, citée dans un communiqué.

Le MPO indique que les Premières Nations d’Acadia et de Glooscap ont aussi participé à l’élaboration du plan de gestion et qu’elles pourraient participer à la pêche cette saison à une date ultérieure.

Le MPO qualifie de succès une entente similaire conclue précédemment avec la Première Nation de Potlotek.

Pêcher durant les saisons établies

Cette pêche de subsistance aura lieu au cours des saisons établies dans les zones de pêche au homard 33, 34 et 35, précise le MPO.

La saison de pêche dans la zone 35 se déroule du 14 octobre 2021 au 31 décembre 2021 et du 28 février 2022 au 31 juillet 2022.

La saison de pêche dans les deux autres zones aura lieu du 29 novembre 2021 au 31 mai 2022.

Il est question pour le moment de 3500 casiers de pêche au homard dans les eaux du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, précise l'Assemblée des chefs mi'kmaw.

L’entente permet la vente du homard capturé dans ce cadre.

Un plan issu des communautés autochtones

L’entente provisoire permet la mise en œuvre du plan de gestion des pêches de subsistance formulé par le district de Kespukwitk en collaboration avec les quatre communautés. Ce district correspond au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Il importait pour le district de bâtir une approche collective pour des raisons de conservation de la ressource, souligne le chef de la Première Nation de la vallée d'Annapolis, Gerald Toney.

Les quatre communautés sont voisines et elles voulaient établir ensemble un plan de gestion de la ressource pour l’ensemble du district, affirme la cheffe de la Première Nation de Bear River, Carol Potter.

Le plan est solide et il est approuvé par les autorités fédérales, se réjouit la cheffe de la Première Nation d’Acadia, Deborah Robinson.

Il importait aussi pour les pêcheurs mi’kmaw de pouvoir exercer leurs droits sans craindre de voir les autorités saisir leur équipement de pêche, ajoute le chef de la Première Nation de Glooscap, Sidney Peters. C’est pourquoi, dit-il, le district a proposé ce plan aux autorités fédérales.

La nouvelle entente n'inclut toutefois pas la Première Nation de Sipekne'katik. Cette dernière fait une pêche de subsistance modérée en dehors des saisons de pêche établies par Ottawa.

Le MPO ajoute qu’il est déterminé à poursuivre les consultations avec les Premières Nations en vue d’accroître leur accès à leurs pêches fondées sur les droits et d’assurer une pêche stable, prévisible et durable pour tous les pêcheurs.

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