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La grève des travailleurs en CPE de l’Outaouais se poursuit même si Québec bonifie l’offre

Un groupe de manifestant avec des affiches syndicales en main, devant un centre de la petite enfance.

Les travailleurs du CPE Aux Petits Lurons manifestent jeudi.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Leclerc

Radio-Canada

Des travailleurs et travailleuses en Centres de la petite enfance (CPE) de l’Outaouais manifestent devant leur établissement respectif jeudi.

Cette deuxième et troisième journée de grève survient à la suite de l’adoption de moyens de pression des syndicats des centres de la petite enfance affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS).

Les syndiqués se rendront à Québec vendredi pour participer à un grand rassemblement devant l’hôtel du Parlement du Québec.

L’organisation syndicale, qui représente environ 600 travailleurs en Outaouais, s’est donné un mandat de grève de dix jours le 9 septembre. En Outaouais, 21 centres de la petite enfance sont touchés par ces moyens de pression.

Nous assistons à un véritable exode des travailleuses et travailleurs de CPE qui quittent le réseau en grand nombre pour aller travailler dans d’autres domaines, a écrit dans un communiqué Najoua Zitouni, vice-présidente à la négociation du Syndicat des travailleurs en centre de la petite enfance de l’Outaouais (STCPEO – CSN). 

Des femmes avec affiches à la main manifestent près d'un boulevard.

Des travailleuses en CPE manifestent à Gatineau, le jeudi 14 octobre 2021.

Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize

Malheureusement, malgré les belles paroles, le gouvernement ne semble pas reconnaître le sérieux de la situation puisque les offres déposées jusqu’à présent sont nettement insuffisantes pour aider à retenir les gens dans le réseau, ajoute-t-elle.

Les travailleurs revendiquent entre autres une augmentation salariale pour tous les titres d’emploi. Les syndiqués demandent également des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers.

Québec bonifie le salaire des éducatrices

Jeudi, Québec a annoncé une mesure pour bonifier temporairement le salaire des éducatrices qui travaillent dans des CPE et des garderies subventionnées.

C’est la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel qui en a fait l’annonce aux côtés du ministre de la famille et ministre responsable de la région de l’Outaouais, Mathieu Lacombe.

Les éducatrices qui en profiteront le plus sont celles qui accepteront de faire des semaines de 40 heures. Elles toucheront 17 % de plus dès la mi-novembre si elles sont qualifiées ou 14 % si elles ne le sont pas.

Sur les lignes de piquetage en Outaouais, les réactions sont mitigées.

Je l’accueille favorablement parce que c'est un signe que le gouvernement prend au sérieux la pénurie de main-d'œuvre. Il a entendu le cri de cœur des éducatrices qui sont épuisées, qui sont fatiguées et qui sont là depuis le début de la pandémie.

Une citation de :Najoua Zitouni, vice-présidente à la négociation du STCPEO – CSN

Selon elle, les travailleuses vont cependant continuer leurs moyens de pression.

Une femme regarde la caméra.

Najoua Zitouni est vice-présidente à la négociation du Syndicat des travailleurs en centre de la petite enfance de l’Outaouais STCPEO – CSN.

Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize

Ça ne met pas fin à la négociation ni à la mobilisation, poursuit Mme Zitouni. Ça va continuer tant et aussi longtemps qu’on n'a pas eu toutes les demandes.

L'éducatrice Ève Andrée abonde dans le même sens. On a beaucoup de besoins, il y a le salaire, effectivement, mais il y a beaucoup plus que ça. C'est les conditions de travail avec des enfants avec des besoins particuliers. Ensuite, c'est notre description de tâches qui est de plus en plus chargée. Donc, on demande des efforts. Je pense qu'on le mérite.

Les négociations avec les syndicats entourant une nouvelle convention collective sont toujours en cours et se poursuivront, a assuré Mme LeBel. Une offre bonifiée sera d'ailleurs déposée dans les prochains jours, a-t-elle dit.

Dans l'ensemble du Québec, 11 000 employés des centres de la petite enfance prennent part aux deux jours de moyens de pression.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka et de Frédéric Pepin

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