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GDS investit 15 M$ dans ses usines de Matane et Marsoui

La cour à bois de l'usine GDS de Matane.

Six millions de dollars ont été investis par le groupe dans l'usine de Matane.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le groupe de scieries investit 15 millions de dollars dans les usines de Matane et Marsoui pour l'année 2022, sites qui servent au séchage et au rabotage du bois d'œuvre.

Pour l'usine de Marsoui, c'est de l'équipement pour rendre la récupération de fibre plus efficace qui sera ajouté aux installations actuelles. L'entreprise vise à imiter ce qu'elle a fait l'an dernier à son usine de Grande-Vallée.

À Matane, la sortie d'usine pour l'empilage et l'emballage du bois sera refaite. Ça augmentera la capacité. [...] Les commandes d'équipements sont en cours, indique M. Deschênes. Six millions de dollars sont investis pour ces travaux.

Au cours des trois dernières années, le groupe a aussi déjà investi 55 millions de dollars dans les usines de sciage de bois de construction.

Ce montant a permis l’automatisation et l’optimisation des machines. Avec une technologie plus moderne, elles offrent un meilleur rendement sur la coupe de chaque tronc d’arbre en laissant échapper moins de copeaux de bois.

Le président directeur de GDS, Sylvain Deschênes reconnaît que la pandémie a été une période très profitable dans son secteur : tout le monde a voulu faire des rénos, refaire son patio et le contour de sa piscine! Pour autant, il était crucial pour le chef d'entreprise d'aussitôt réinvestir.

C'est un domaine qui est très fluctuant, comme la bourse, explique M. Deschênes. En investissant, ça améliore nos coûts de production et notre efficacité. Cela va permettre de passer la période difficile qui s'annonce.

Diversifier les activités pour se sécuriser

Le groupe a aussi repris une usine de granules à Lac-au-Saumon en 2020. Le site commencera ses activités en novembre et transformera les copeaux de bois, tout droit sortis des usines de sciage.

Cette activité complémentaire permet à la firme d'assurer la pérennité des emplois. On a quand même de la misère à vendre nos copeaux, on a même été obligé de faire de l’exportation dans des papetières en Asie cette année.

Auparavant, les papetières de la Gaspésie récupéraient les sciures de bois. Mais leur demande en approvisionnement s'est considérablement affaiblie. Les [tablettes électroniques] ont pris la place du journal. La pandémie a même accéléré le phénomène, s'explique Sylvain Deschênes qui a été contraint de diversifier les activités. Le granule est un produit d'avenir, écologique, qui remplacera bientôt le charbon qui est bien plus polluant, estime M. Deschênes.

L'usine de Lac-au-Saumon devrait produire annuellement environ 100 000 tonnes de granules destinées à l'exportation en Europe. Ils serviront à produire de l'électricité en remplacement des centrales de charbon.

Le meilleur pour nous, c’est vraiment de faire du bois de construction.

Une citation de :Sylvain Deschênes, président directeur de l'entreprise GDS.

Le secteur de la construction au ralenti

Le groupe commence à sentir un ralentissement de la demande qui s'explique par le retard considérable des chantiers de construction dans la région. Les gens ont toujours besoin de bois, mais le problème, c’est qu’il manque toutes sortes d’autres produits, comme des fenêtres ou des matériaux d’isolation. Ça ne nous aide pas.

Le groupe compte 250 employés et collabore avec 150 entrepreneurs forestiers de la région.

L’entreprise de sciage GDS est installée depuis plus de 70 ans dans l’est du Québec. La première usine a été fondée à Dégelis par le grand-père de Sylvain Deschênes. Le groupe s’est déployé en Gaspésie dans les années 1980 avec le site de Pointe-à-la-Croix, et puis à Grande-Vallée, Marsoui et Matane.

un texte de Perrine Bullant

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