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Le guide d’élection de Calgary finalement traduit en français

Quel aurait été le résultat de l'élection fédérale si on avait un mode de scrutin proportionnel?

Le guide avait été traduit en 10 langues, sauf en français.

Photo : iStock

Geoffrey Gaye

Le guide d’élection de la Ville de Calgary est disponible en français depuis mardi sur le site d’Elections Calgary. La semaine dernière, la traduction de ce guide en 10 langues, mais pas dans la deuxième langue officielle du Canada, avait indigné la communauté francophone de la ville.

Le guide sur les procédures à suivre lors du scrutin municipal du 18 octobre est téléchargeable sur le site de la Ville de Calgary.

C’est de la joie, on est ravie que le guide ait été traduit en français, déclare Isabelle Laurin, directrice générale de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA). Elle se dit satisfaite de la réaction et des actions rapides prises par Elections Calgary.

La semaine dernière, de nombreux internautes s’étaient indignés à tel point que l'ACFA avait déposé plainte auprès d’Elections Calgary pour dénoncer l’oubli de l’une des langues officielles du pays.

Elections Calgary avait répondu que les élections municipales sont régies par la Loi sur l'élection des autorités locales qui ne prescrit pas d'exigences linguistiques pour la conduite des scrutins.

L’organisation s’est appuyée sur un document relatant les 10 langues les plus couramment parlées à la maison en dehors de l’anglais. Ce document (Nouvelle fenêtre) recense pourtant uniquement les langues non officielles.

Satisfactions

Après la polémique de la semaine dernière, Elections Calgary avait indiqué qu’un guide sera prochainement traduit en français. C’est la première fois que l'organisation traduit un tel guide dans une autre langue que l’anglais. Elle précise que seul ce guide a été traduit en français et dans d’autres langues que l’anglais.

Évidemment, la situation initiale est quelque chose qu’on ne se souhaite pas, mais on est content de voir que le message a porté ses fruits.

Une citation de :Isabelle Laurin, directrice de l’ACFA

L’ACFA avance que cette affaire a permis d'avoir des échanges constructifs avec Elections Calgary. Selon Isabelle Laurin, des données de recensement des francophones et francophiles à Calgary ont été partagées avec l’organisation et la langue de Molière ferait effectivement partie des langues les plus parlées à la maison.

Isabelle Laurin face à la caméra.

Isabelle Laurin est la directrice de l'ACFA provinciale.

Photo : Radio-Canada

La présidente de l’ACFA, Sheila Risbud, a envoyé une lettre à la directrice du scrutin de Calgary, pour la remercier de l’attention rapide qu’elle a portée au dossier. Selon Mme Laurin, le conseil d’administration de l’ACFA s’intéressera prochainement à cette situation pour éviter qu'elle ne se reproduise ailleurs.

Devoir ce type de démarche avec chacune des municipalités de l’Alberta, c’est extrêmement lourd. Il va falloir réfléchir à une stratégie plus structurante. Peut-être qu’avoir des conversations avec le ministre responsable des affaires municipales serait peut-être une stratégie en lien avec la politique en matière de francophonie, explique la directrice de l’ACFA.

Une polémique, en français

En début de semaine dernière, Pierre Floc’h-Anderson, habitant francophone de Calgary, avait lancé l’alerte sur Twitter de l’absence de traduction en français de ce guide d’élection. Lui aussi se dit satisfait de cette réparation de la Ville.

Ils ont fait leur mea culpa, un peu, si on veut dire. Mais ça aurait dû être fait dès le début. Maintenant, on ne va pas demander plus que ce que l’on peut avoir. On a eu la traduction, je suis sûr qu’on l’aura la prochaine fois aussi.

Une citation de :Pierre Floc’h-Anderson, habitant francophone de Calgary

Pour autant, l’homme dénonce le peu d’échos que cette histoire a eu dans les médias anglophones et donc l’absence de débat en dehors de la communauté francophone.

Selon lui, de nombreux francophones se sont indignés à travers tout le Canada, mais les autres communautés n’étaient même pas au courant de ce qu’il se passait pour nous. Il argumente que la prise de conscience aurait dû se faire du côté des anglophones, responsables de cet oubli.

Pierre Floc’h-Anderson se dit déçu que le maire francophile de la Ville, Naheed Nenshi, n'ait pas pris la parole sur ce sujet, alors que Calgary est officiellement jumelée à la ville de Québec.

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