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Statut linguistique de Montréal : un autre candidat tourne le dos à Balarama Holness

Jean-Pierre Boivin rejette l'idée de tenir un référendum pour que la métropole devienne une ville bilingue.

Balarama Holness en point de presse devant l'édifice Lucien-Saulnier.

Balarama Holness n'aura pas pu convaincre tous les membres de Ralliement pour Montréal de le suivre.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

La fusion de Mouvement Montréal et Ralliement pour Montréal continue de faire des mécontents.

Candidat au poste de conseiller d'arrondissement no 2 du district Champlain–L'Île-des-Soeurs, dans l'arrondissement de Verdun, Jean-Pierre Boivin a contacté les médias mercredi après-midi pour leur annoncer qu'il quittait le navire.

C'est l'annonce de la tenue d'un éventuel référendum sur le statut linguistique de la métropole, mardi, qui l'a incité à prendre sa décision, a-t-il expliqué dans une déclaration écrite.

Je ne peux accepter que le chef Balarama Holness propose [en cas de victoire] un référendum afin de faire de Montréal une ville bilingue, écrit-il. Cette annonce, ajoute M. Boivin, brise le lien de confiance qui existait entre nous deux.

Cette proposition lancée mardi matin entre en contradiction avec mes valeurs profondes ainsi que celles défendues par Ralliement pour Montréal, qui avait fusionné avec Mouvement Montréal en septembre et dont je faisais partie, dit-il.

De toute évidence, l’alliance [...] entre Mouvement Montréal et Ralliement pour Montréal ressemble davantage à une prise en charge [qu'à] une fusion.

Une citation de :Jean-Pierre Boivin, candidat au poste de conseiller d'arrondissement dans le district Champlain–L'Île-des-Soeurs

M. Boivin affirme sentir une grande déception de la part des résidents de son secteur par rapport à la déclaration inattendue et inacceptable de M. Holness. Ils en sont même choqués, allègue-t-il.

Ne pouvant souscrire à une politique visant à affaiblir la place du français à Montréal, M. Boivin fera dorénavant campagne à titre d'indépendant. La période de mise en candidature étant terminée, le nom de son ancien parti figurera malgré tout sur le bulletin de vote que devront remplir les électeurs.

En entrevue à Métro le jour de l'annonce de la fusion de Mouvement Montréal et Ralliement pour Montréal, M. Boivin avait confié avoir été surpris par la nouvelle. Il s'était toutefois réjoui de voir que sa nouvelle formation serait désormais considérée comme un vrai parti aux yeux du grand public.

Outre Jean-Pierre Boivin, Josée Léger (Ensemble Montréal) et Enrique Machado (Projet Montréal) font campagne pour devenir le prochain détenteur du poste de conseiller d'arrondissement no 2 du district Champlain–L'Île-des-Soeurs.

C'est la troisième fois que M. Boivin tente de se faire élire dans ces fonctions. Candidat pour Coalition Montréal en 2013, il a terminé troisième avec 16,6 % des voix. Il a ensuite été battu en 2017 alors qu'il portait les couleurs de Projet Montréal, récoltant cette fois 47,5 % des suffrages.

Une fusion qui dérange

Avant M. Boivin, d'autres candidats déclarés avaient choisi, après mûre réflexion, de ne pas faire campagne pour Mouvement Montréal en raison de la volonté de Balarama Holness de faire de Montréal une ville officiellement bilingue.

Dès le lendemain de l'annonce de la fusion des deux partis, l'ex-conseiller lachinois Jean-François Cloutier et la candidate Brigitte Lamoureux avaient choisi de ne pas poursuivre l'aventure.

Je ne pense pas que la mayonnaise va prendre, avait expliqué M. Cloutier, présenté jusque-là comme le futur président du comité exécutif de Marc-Antoine Desjardins.

La majorité des candidats issus de Ralliement pour Montréal ont toutefois choisi de rester. C'est notamment le cas de la comédienne et militante Patricia Tulasne et de la conseillère d'arrondissement Lili-Anne Tremblay, qui brigue maintenant la mairie d'arrondissement de Saint-Léonard.

À la fin de la période de mises en candidature, Mouvement Montréal comptait 74 candidats en lice dans les 19 arrondissements de Montréal. Depuis, ce total est passé à 73, puisque Katchik Ebruchumian, qui briguait le poste de conseiller d'arrondissement dans le district de Robert-Bourassa (Outremont), s'est désisté.

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