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Les trains ne sont pas en cause dans l’incendie qui a détruit Lytton, dit le BST

« La police continue d’évaluer la possibilité qu’il s’agisse d’un acte criminel », dit la GRC.

Un train traverse un pont ferroviaire à Lytton, en Colombie-Britannique.

Le BST dit avoir « réalisé d’importants travaux d’enquête afin de déterminer s’il y avait un lien concret entre des activités ferroviaires traversant Lytton et l’incendie qui a détruit le village ».

Photo : Radio-Canada / Matthew Muse

Une enquête menée par le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) ne permet pas d’établir de lien entre les activités ferroviaires et l’incendie qui a ravagé le village de Lytton, en Colombie-Britannique, en juin dernier.

Par conséquent, à moins que de nouvelles informations ne permettent d’établir qu’un événement devant être signalé au BST a eu lieu, aucun autre travail d’enquête ne sera effectué et aucun rapport d’enquête du BST ne sera produit, note l’organisme indépendant.

Ces nouveaux éléments éventuels devront vraiment être péremptoires pour que l’enquête soit rouverte, affirme James Carmichael, enquêteur désigné du BST.

Le jour du brasier, les températures frôlaient 50 degrés Celsius. En moins de deux heures, les flammes poussées par des rafales ont anéanti 90 % des infrastructures de ce village enclavé dans le canyon du Fraser.

Deux personnes ont péri et ont été retrouvées dans les décombres.

Un bâtiment ravagé par les flammes à Lytton, en Colombie-Britannique.

Le 9 juillet, les résidents de Lytton sont montés à bord d'un autocar qui a traversé leur village, détruit dans un incendie le 30 juin, afin de pouvoir constater les dégâts.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Demande de recours collectif contre le CN et le CP

Une requête de recours collectif soumise à la Cour suprême de Colombie-Britannique avance que le feu aurait pris naissance en raison de la chaleur et d'une étincelle provenant des rails lorsqu'un train de marchandises du Canadien Pacifique a circulé sur les voies appartenant au Canadian National.

Le CN a, jusqu'à présent, plaidé que l'image d'un train que des témoins ont associé au feu de Lytton n’était pas dans le secteur au moment des événements.

Des enquêtes parallèles toujours en cours

La Gendarmerie royale du Canada et le service des incendies de forêt de Colombie-Britannique enquêtent également sur l'origine de l'incendie. La police continue d’évaluer la possibilité qu’il s’agisse d’un acte criminel, écrit la GRC dans un courriel. 

Des progrès importants ont été réalisés dans l’enquête en ce qui concerne les déclarations des témoins, les entrevues et la collecte de preuves médicolégales physiques et numériques qui continuent d’être analysées, ajoute-t-elle.

Le CN demeure disponible pour aider les autres instances dans leurs enquêtes et continuera également de travailler avec les résidents de la région de Lytton qui se remettent de cet incendie dévastateur, affirme son porte-parole, Mathieu Gaudreault.

Geneviève Bujold, propriétaire à Lytton, se dit déçue et frustrée des conclusions du BST, qui ne parvient pas à déterminer les causes de l’incendie dont elle a été témoin. Elle déplore en outre que l’organisme n’ait pas rencontré de résidents dans le cadre de son enquête.

On croise les doigts pour que les enquêtes de la GRC et de BC Wildfire aillent plus loin.

Des voitures brûlées devant les ruines d'un bâtiment.

De nombreuses voitures ont été brûlées lors de l'incendie qui s'est rapidement propagé dans le village.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Détails de l’enquête

En vertu d’un règlement, tout incendie doit être signalé au BST, en tant qu’événement de transport si l’on sait que l’exploitation de matériel ferroviaire roulant le cause ou l’alimente. Or, aucune des compagnies ferroviaires ayant du matériel roulant dans la région de Lytton ne lui a signalé de tel événement, souligne ce dernier.

Or, à la lumière d’informations offertes par la GRC, le BSTavait des motifs raisonnables de croire qu’il s’agissait d’un incendie causé par du matériel roulant.

Le 9 juillet, un enquêteur a été déployé sur les lieux du sinistre afin d’évaluer les circonstances de l’incendie. 

Au cours de son enquête, l’organisme indépendant a entre autres mené des entrevues et procédé à l’analyse d’échantillons d’une substance charbonneuse noire, retrouvée près de la voie ferrée, comme source possible d’inflammation.

Le BST a également eu accès aux enregistrements vidéo captés par des caméras situées à l’avant des trains du CN et du CP.

L’enquête du BST n’a permis de cerner aucun lien entre les activités d’exploitation ferroviaire et l’incendie , conclut-il.

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