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Yvan Truchon se défend d’avoir sollicité les services sexuels d’une mineure

Yvan Truchon et son avocat en arrière-plan.

Le procès d'Yvan Truchon a commencé mardi au palais de justice de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada

Gilles Munger

L'athlète d'Alma Yvan Truchon était convaincu de solliciter les services sexuels d'une femme majeure lorsqu'il a été arrêté le 12 mars 2020 dans une chambre de l'hôtel le Montagnais de Chicoutimi. C'est l'un des éléments qui ressort de son témoignage livré mercredi matin au palais de justice de Chicoutimi.

Maintenant âgé de 67 ans, Yvan Truchon est accusé d'avoir payé pour obtenir des services sexuels d'une personne d'âge mineure.

Après son arrestation survenue vers 9 h le 12 mars 2020, le prévenu a été interrogé pendant 1 h 45 par l'enquêteur de la Sûreté du Québec Éric Gauthier dans une petite salle du poste de police. C'est en raison de cet interrogatoire que l'avocat Jean-Marc Fradette a déposé une requête en arrêt des procédures parce qu'il estime que le droit au silence de son client a été bafoué.

Durant son témoignage mercredi, Yvan Truchon a martelé à quel point il se sentait traumatisé au sortir de cet interrogatoire. Il me compare à Guy Cloutier, à Guy Turcotte, un meurtrier de deux enfants, a-t-il dit. J'ai été traité comme un criminel, comme déchet , ajoute-t-il pour indiquer à quel point il est sorti assommé de cet interrogatoire.

L'accusé affirme qu'il avait pris la décision de respecter la consigne de son avocat de ne pas dire un seul mot lors de l'interrogatoire.

Au tribunal, Yvan Truchon a expliqué qu’il sentait qu'il ne pouvait se défendre lorsque l’enquêteur l’a touché à plusieurs reprises et a bloqué sa seule sortie possible en salle d’interrogatoire, des gestes qu'il associe à une agression du policier. J'étais dans un coin, je me sentais coincé, il me parle de suicide, il me parle d'armes à feu , explique-t-il.

Contre-interrogatoire

En contre-interrogatoire, Yvan Truchon a martelé que jamais il n'a pensé solliciter une mineure le 12 mars 2020. J'avais pris rendez-vous sur un site adulte pour avoir des services sexuels avec une personne majeure , dit-il.

C'est sûr qu'elle n'avait pas 16 ans. Sur le site Annonce intime, ces filles-là content toutes sortes de menteries , a-t-il répondu lorsque la procureure des poursuites criminelles et pénales lui a soumis des textos qui évoquaient que la prostituée avait 16 ans. Il a ajouté qu’il a sorti l'argent dans la chambre d'hôtel précisément parce que la femme devant lui avait clairement 24 ou 25 ans.

La version du policier Éric Gauthier

Toujours dans le cadre de la requête en arrêt des procédures, l'enquêteur Éric Gauthier a répondu à presque toutes les questions de la défense qu'il n'a jamais eu l'intention de contrevenir au droit au silence du suspect.

Je ne pense pas que je brime son droit au silence même si je pose des questions pour obtenir des réponses, a souligné Éric Gauthier.

Tous les gestes et les questions posés lors de l'interrogatoire visaient essentiellement à créer un contact avec Yvan Truchon, a indiqué l'enquêteur, parce qu'il voulait évaluer s'il était dangereux ou s'il avait des idées suicidaires. 

Les avocats livreront leurs plaidoiries sur la requête en arrêt des procédures jeudi pour avoir une décision vendredi.

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