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Des retards importants dans les enquêtes du coroner frustrent des familles en C.-B.

Des proches vivent dans l'attente « insoutenable » de réponses.

Jordan Brazier tient une photo de son frère John Taylor Brazier.

Jordan Brazier dit que l'attente pour connaître la cause du décès de son frère John Taylor Brazier est insoutenable.

Photo : Offerte par Jordan Brazier

Radio-Canada

Les enquêtes du Service des coroners de la Colombie-Britannique connaissent des retards importants en raison d’une hausse notable des décès, notamment en raison des surdoses et du dôme de chaleur de juin.

Depuis 2017, le nombre d’enquêtes concernant un décès a augmenté de 67 % dans la province. À ce jour, 5749 d’entre elles demeurent incomplètes.

Parmi ces enquêtes non résolues se trouve celle de John Taylor Brazier, mort à l’âge de 26 ans dans un centre de détention avant procès de Port Coquitlam.

Après avoir soupçonné une surdose, le Service des coroners a indiqué en janvier que le jeune homme avait succombé à un trouble cardiaque, sans toutefois offrir plus de détails à la famille.

Près d’un an après sa mort, l’enquête se poursuit et sa sœur Jordan attend des explications. C’est horrible, confie-t-elle.

Le Service des coroners de la Colombie-Britannique est chargé d’enquêter sur les morts subites, non naturelles ou inattendues, de même que celles d’enfants et celles liées à de l’assistance médicale. La majorité des décès liés à la COVID-19 ne tombent pas sous le mandat du coroner.

Un ambulancier pousse une civière devant un hôpital à Vancouver.

La Colombie-Britannique manque de ressources pour traiter les dossiers qui s'accumulent, dit la coroner en chef, Lisa Lapointe.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Pour une amélioration du système

La coroner en chef, Lisa Lapointe, affirme que le bureau a embauché davantage de personnel, mais que les ressources manquent pour satisfaire rapidement aux demandes croissantes.

Les systèmes de coroners varient d’une province à l’autre, selon le médecin résident à l’Hôpital pour enfants de Vancouver, Michael Multan, qui appelle à la révision des pratiques en Colombie-Britannique.

La province devrait s’appuyer sur le modèle ontarien, croit-il. En 2008, une réforme visant à améliorer la précision des déterminations des causes des décès, le système de triage des cas et la communication avec les familles a été implantée en Ontario.

Une attente insoutenable

La communication avec le Service des coroners est faible, affirme la famille de John Taylor Brazier, qui craint que ce dernier n’ait été tué en détention au centre North Fraser Pretrial Centre le 11 septembre 2020.

L’attente est insoutenable, selon sa sœur Jordan. Il n’était qu’un numéro dans une cellule et j’imagine que sa mort ne vaut rien, déplore-t-elle.

Avec les informations d'Yvette Brend

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