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24 jours sans train léger à Ottawa : il n’y aura pas d’enquête publique judiciaire

Un groupe de personnes portant des vestes de sécurité et des masques, sur les rails, devant un train léger à l'arrêt.

Les membres de plusieurs équipes impliquées dans l'enquête sur le déraillement du train léger survenu le dimanche 19 septembre 2021.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

Le conseil municipal de la Ville d’Ottawa demande à la vérificatrice générale de la Ville, Nathalie Gougeon, d'enquêter sur les ratés du train léger, qui n'est pas en fonction depuis 24 jours à la suite d'un deuxième déraillement en six semaines.

J’ai un niveau de confiance élevé en l’indépendance et le professionnalisme de la vérificatrice générale, qui nous en a fait la démonstration au cours des dernières heures, a résumé le maire Jim Watson après une longue journée au conseil municipal.

En ce qui a trait aux coûts, c’est très difficile à estimer. Il faut regarder [précisément] quels items nous voulons regarder, a commenté Nathalie Gougeon.

Des conseillers municipaux avaient déposé une motion afin de demander une enquête publique judiciaire, en vertu de l’article 274 de la Loi de 2001 sur les municipalités, qui autorise un juge de la Cour supérieure de justice à enquêter.

Expliquez au public pourquoi vous ne voulez pas d'une enquête judiciaire. Je me demande ce que vous avez à cacher. Que cachez-vous? Pourquoi ne voudriez-vous pas savoir ce qui se passe avec le train léger? Pourquoi?, a pesté Diane Deans, conseillère de Gloucester-Southgate.

Les résidents sont déçus de nous. Bon nombre d'entre eux sont fâchés contre nous aujourd'hui. Ils savent que c'est l'enjeu le plus important de notre ville. Et le plus coûteux, a enchaîné Catherine McKenney, qui représente les citoyens du quartier Somerset.

À quand une reprise du service?

Plus tôt mercredi, le directeur général de la Ville d'Ottawa, Steve Kanellakos, a soutenu qu’aucune date de reprise du service du train léger n’est connue et qu’aucune hypothèse ou prédiction ne sera transmise aux usagers pour le moment.

Cette information partagée à la Ville par le Groupe de transport Rideau (GTR) a été relayée par le directeur général Steve Kanellakos lors d’une mise à jour du dossier pendant la réunion du conseil municipal.

M. Kanellakos a par ailleurs confirmé qu'un bris à la boîte de vitesses du train léger serait ce qui a provoqué le déraillement du 19 septembre.

Je cite GTR : les boulons qui fixent la boîte de vitesses au train léger n'ont pas été correctement serrés ou vérifiés selon Alstom. La boîte de vitesses s'est détachée et a été traînée le long de la voie, ce qui a causé des dommages au rail et ultimement le déraillement de la roue du train, soutient M. Kanellakos par vidéoconférence.

Cela fait désormais 24 jours que le train léger est hors service.

Le consortium GTR, qui assure l'entretien du train, continue à travailler sur la réfection de l'infrastructure. Les travaux avancent bien, la réparation des infrastructures devrait être complétée cette semaine, avance M. Kanellakos.

M. Kanellakos a tenté de rassurer les conseillers en affirmant que tous les processus complétés par le GTR seront évalués par une firme indépendante. Le consortium informera la Municipalité d'une date de remise en service, puis la firme indépendante embauchée par la Ville devra s'assurer que le réseau est sécuritaire avant la remise en service.

Transport gratuit en décembre

Au début de l'après-midi, le conseil a voté à 17 contre 6 en faveur du transport en commun gratuit tout au long du mois de décembre, dans la mesure où le train léger a repris du service. La gratuité coûtera plus de 7 millions de dollars et elle se fera en provenance des paiements qui n'ont pas été distribués au GTR en raison des ratés du train léger.

Cette idée a été proposée par le maire Jim Watson à la fin septembre. Il avait dit avoir choisi le dernier mois de l'année pour aider les petites et moyennes entreprises pendant la période de Noël.

Parmi les conseillers qui étaient opposés à la gratuité, on retrouve le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury.

Des chauffeurs non vaccinés

En plus de tous les problèmes du train léger et les retards causés par le service de bus de remplacement de la ligne R1, un autre problème risque de causer de sérieux maux de tête aux gestionnaires d'OC Transpo.

Tous les chauffeurs de bus ne sont pas complètement vaccinés. Selon la conseillère municipale, Carol Ann Meehan, près d'un chauffeur sur 5 ne pourra pas se présenter au travail après le premier novembre, car il n'a pas encore reçu ses deux doses de vaccin.

La direction d'OC Transpo ne peut confirmer que 20 % des chauffeurs ne sont pas entièrement vaccinés, mais assure qu'elle aura des données précises au courant de la semaine prochaine.

Avec les informations d'Antoine Trépanier, de Stéphane Leclerc et de Frédéric Pepin

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