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Dix ans après la mort de Jolene Cote, sa famille et la police gardent espoir

Jolene Cote.

Le corps de l’enseignante avait été retrouvé par son mari à proximité de leur maison de Spruce Grove le 13 octobre 2011 (archives).

Photo : Rhonda Berg

Radio-Canada

Dix ans jour pour jour après le meurtre de Jolene Cote, une enseignante de Spruce Grove, en Alberta, la famille de la victime et la police croient encore qu’une arrestation est possible.

Le corps de la femme de 36 ans avait été retrouvé par son mari à proximité de leur maison de Spruce Grove, le 13 octobre 2011. La police avait conclu qu’il s’agissait d’un meurtre, mais elle n’a jamais révélé la cause de la mort.

La mère de Jolene Cote, Dorothy Commandeur, porte autour du cou un pendentif en forme de cœur avec une empreinte de pouce de sa fille. Elle raconte qu’elle ne l’a pas enlevé depuis qu’elle l’a fait faire après la mort de sa fille.

Les trois sœurs de la victime ont le même bijou.

C’est comme si, à cette période de l’année, nos cellules se souvenaient de la dévastation causée par son meurtre, souligne Mme Commandeur. Et cela revient simplement dans notre corps sans qu'on y pense. C’est juste là.

La plus jeune sœur de Jolene Cote, Trina Pfannmuller se souvient de la dernière fois qu’elle a vu sa sœur et des mots qu'elles ont échangés ce jour-là : C’est comme un enregistrement que je peux me repasser.

C’était une personne vraiment formidable, dit-elle au sujet de sa sœur.

Jolene Cote était la mère de deux enfants. Avec leur père, Michael Cote, ces derniers ont déménagé au Mexique.

Dorothy Commandeur raconte qu’elle est restée en contact avec ses petits-enfants, mais que c'est devenu plus difficile depuis leur déménagement.

Un suspect en vue

Dans une entrevue récente, le responsable de l'enquête s’est montré optimiste. Il pense qu’une arrestation aura lieu.

Nous enquêtons sur un suspect, mais à l’heure actuelle, je ne vais pas dire de nom publiquement, a précisé le sergent Kiel Samotej, de l'Unité des crimes majeurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Il travaille sur cette affaire depuis octobre 2011. Même si le nombre de policiers assignés à l'enquête a varié au fil du temps, cette dernière ne s’est jamais interrompue, assure-t-il.

D’après le sergent Samotej, les rumeurs qui circulent selon lesquelles Jolene Cote a été tuée en arrivant chez elle après avoir interrompu un cambriolage sont fausses. Malgré cela, il ne souhaite pas révéler ce que pensent les policiers au sujet des circonstances de son meurtre.

Enfin, même si la police a un suspect, toute personne ayant des informations sur la mort de Mme Cote doit communiquer avec la GRC, ajoute-t-il. 

En confiance

Toujours en contact avec les enquêteurs depuis 10 ans, la famille de Jolene Cote dit faire confiance à la police.

La sœur aînée de Jolene Cote, Rhonda Berg, reconnaît que tout le temps passé sans arrestation a été difficile, mais elle préfère que la police soit sûre avant d'aller de l’avant.

Si cela doit prendre encore cinq ans, eh bien! qu'il en soit ainsi. Je crois vraiment au destin et je crois que tout arrive comme cela devrait et quand cela devrait.

La famille de la victime recueille actuellement des fonds pour offrir non plus 50 000 $, mais 100 000 $, à toute personne qui fournirait une information menant à l'arrestation du coupable.

Les proches de Jolene Cote sont conscients qu’une arrestation apportera aussi son lot de douleurs, notamment durant tout le processus judiciaire.

Toutefois, pour Dorothy Commandeur il est important que justice soit faite pour sa fille.

Elle le mérite, et la personne qui l’a tuée doit être tenue pour responsable. J’ai bon espoir que cela arrivera. Et si cela n'arrive pas dans cette vie, ce sera dans la prochaine.

D'après les informations de Claudette Germain

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