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La plupart des Canadiens pensent que Facebook nuit à leur santé mentale

Une jeune fille regarde un écran de téléphone intelligent devant un logo géant de Facebook.

78 % des répondants estiment que le réseau social amplifie les discours de haine.

Photo : afp via getty images / OLIVIER DOULIERY

La Presse canadienne

Un large éventail de Canadiens a une vision amère de Facebook. La moitié des répondants à un nouveau sondage affirment qu'il devrait être réglementé ou démantelé, car une crise de « l'image de l'entreprise » secoue encore une fois le géant des médias sociaux.

Dans un sondage en ligne de Léger et de l'Association d'études canadiennes, 40 % des répondants ont déclaré avoir une opinion négative de l'entreprise.

La grande majorité a également convenu que Facebook amplifie les discours de haine (78 %), aide à diffuser de fausses nouvelles (87 %), nuit à la santé mentale des individus (72 %) et présente un risque pour les enfants et les adolescents (87 %).

Cependant, plus de trois sur quatre pensent que le réseau social les aide à rester en contact avec leurs proches, avec un peu plus de la moitié d'entre eux disant qu'il est essentiel pour communiquer des informations et qu'il est positif pour la liberté d'expression.

Méthodologie : mené du 8 au 10 octobre, le sondage en ligne a permis d'interroger 1545 Canadiens de 18 ans et plus recrutés à partir du panel en ligne Léger Opinion. Il ne peut se voir attribuer une marge d'erreur, car les sondages sur Internet ne sont pas considérés comme des échantillons aléatoires. À des fins de comparaison uniquement, un échantillon probabiliste de la même taille donnerait une marge d'erreur de +/-2,49 %, 19 fois sur 20.

Le vice-président de Léger, Christian Bourque, affirme que les Canadiens maintiennent une dépendance à l'égard de Facebook, mais ne lui portent pas une forte affection, alors que la plateforme fait face à une critique publique intense sur la façon dont ses algorithmes attisent la rhétorique incendiaire et touchent l'estime de soi des utilisateurs.

Il y a une sorte de relation "j'ai besoin de toi, mais je ne t'aime pas", a déclaré M. Bourque dans une entrevue.

Facebook a vraiment un problème d'image auquel il devra faire face.

Revendiquant environ 2,9 milliards d'utilisateurs mensuels actifs, Facebook possède également les applications mobiles Messenger, Instagram et WhatsApp, qui comptent chacune au moins 1,3 milliard d'utilisateurs.

Lorsqu'on leur a demandé si le conglomérat devait être démantelé pour assurer une concurrence saine et réguler ses interactions avec les utilisateurs, plus d'un quart des personnes interrogées ont répondu par l'affirmative, et 23 % ont dit qu'il ne devrait pas être réglementé par le gouvernement.

Nous convenons qu'une réglementation réfléchie pour Internet est nécessaire et nous sommes prêts à travailler avec les décideurs politiques canadiens, a déclaré Facebook Canada.

Seul un répondant sur cinq avait une opinion positive du cofondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, près de la moitié cochant la case négative et un tiers se disant incertain.

Lors des élections fédérales du mois dernier, les libéraux se sont engagés à présenter dans un délai de 100 jours une loi qui combat les discours haineux en ligne et les contenus incitant à la violence.

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