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Un retour aux sources pour l’entraîneur d’escrime Benjamin Manano

Un homme pose dans un gymnase avec un masque de protection d'escrime et un sabre.

L'entraîneur Benjamin Manano a passé 10 ans au sein de la Fédération canadienne d'escrime

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Le club d’escrime d’Ottawa et le Masque de fer de Gatineau ont marqué un grand coup. Ils ont mis la main sur l’entraîneur Benjamin Manano qui travaillait au sein de la Fédération canadienne depuis plusieurs années.

Il a notamment dirigé l’équipe de sabre féminin aux derniers Jeux olympiques, à Tokyo. Mais, l’entraîneur de 37 ans voulait poursuivre sa carrière auprès des jeunes.

J’ai décidé de retourner à mes racines. Je voulais aider au développement de l’escrime. C’est une région qui n’avait pas de sabre, ma spécialité, alors c’est une belle opportunité de le développer, mentionne Manano, qui s’est déjà mis au travail avec les athlètes de Gatineau et d’Ottawa.

Un entraîneur d'escrime donne des directives à de jeunes athlètes dans un gymnase. Il porte un chandail rouge et les escrimeurs sont en blanc avec un masque de protection.

Benjamin Manano dirigera les jeunes athlètes du Masque de fer de Gatineau et du club Ottawa Fencing.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Après une dizaine d’années avec les escrimeurs de haut niveau, Manano ne craint pas un retour aux sources avec les débutants et les plus jeunes. En fait, c’est exactement cela qui l’a motivé à prendre sa décision.

Le plus plaisant c’est de leur faire apprendre un sport et de leur faire aimer ce sport. J’aime beaucoup le regard des jeunes et les questions qu’ils nous apportent. Ça nous fait réfléchir sur les fondements du sport. Quand on fait du haut niveau, on en oublie la base parfois, soutient l’entraîneur.

« On réapprend à apprendre et c’est quelque chose de fantastique à transmettre ! »

— Une citation de  Benjamin Manano, entraîneur

Manano ne cache pas qu’il y aura une période d’adaptation. Il sera avec les escrimeurs du local dès cette fin de semaine pour la Coupe Masque de fer.

Le plus difficile c’est d’adapter un discours simple. Quand on côtoie le haut niveau pendant plusieurs années, on a une somme de détails techniques qui vont faire la performance. Souvent, on est dans une bulle, dans un vocabulaire et une terminologie. C'est très précis, très calculé et mesuré, souligne Manano qui ne craint pas de relever le défi.

Un entraîneur offre des directives à de jeunes athlètes, assis par terre pour l'écouter.

Les jeunes escrimeurs d'Ottawa et de l'Outaouais vont écouter avec attention les conseils de l'entraîneur Benjamin Manono.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Il croit d’ailleurs humblement que sa présence aidera à développer davantage son sport à Ottawa et Gatineau.

Les bases sont là, mais on manquait d’entraîneurs et donc on ne faisait pas assez de développement. On est bien installé avec le fleuret et l’épée. Maxime Brinck-Croteau, Pascal Heidecker et John Wright de la région ont marqué l’escrime canadienne. Le prochain grand talent d’ici devrait se découvrir dans les prochaines années, dit Manano avec confiance.

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