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Vaccination des 5 à 11 ans : des parents enthousiastes, mais prudents en C.-B.

Des enfants qui portent le masque traversent la rue à Vancouver.

Selon la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry, le vaccin contre la COVID-19 pourrait être offert aux 5 à 11 ans dès le début du mois de novembre.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Raluca Tomulescu

Alors que la Colombie-Britannique travaille au développement d’une stratégie pour vacciner ses quelque 350 000 enfants de 5 à 11 ans contre la COVID-19, des parents affirment qu’ils seront au rendez-vous tout en se posant des questions. Selon la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry, le vaccin pourrait être offert à cette tranche d’âge dès le début du mois de novembre.


On a besoin d'être rassurés

Pascal Simonpietri pose à l'extérieur.

Pascal Simonpietri a deux garçons qui fréquentent l’École Rose-des-Vents à Vancouver. Il se réjouit et s'inquiète à la fois à l'idée de faire vacciner ses enfants contre la COVID-19.

Photo : Pascal Simonpietri

Pascal Simonpietri est papa de deux garçons de 6 et 7 ans qui fréquentent l’École Rose-des-Vents à Vancouver. Sa conjointe et lui se disent heureux, mais inquiets de la future campagne de vaccination qui visera les moins de 12 ans.

D’une part, on est assez contents parce qu’on a quand même passé bientôt deux années assez difficiles avec la pandémie [...] mais en même temps ça reste un vaccin, il y a des incertitudes, on fait ça assez rapidement, résume-t-il.

Ce sont les effets secondaires du vaccin constatés chez certains adultes qui préoccupent Pascal Simonpietri, ainsi que d’autres parents avec qui il en a discuté, dit le père de famille.

On a l’impression qu’il est peut-être un peu tôt, on voudrait qu’il y ait plus de tests, d’expérimentation sur le vaccin, on a un peu peur pour nos enfants.

Une citation de :Pascal Simonpietri

Il aimerait que les autorités sanitaires soient les plus transparentes possibles sur cette question.

On a besoin d’être rassurés. [...] On est un peu plus inquiets des effets secondaires sur nos enfants que sur nous, explique-t-il. Si [les autorités sanitaires] pouvaient en parler plus pour rassurer les parents, ça serait bien.

Pascal Simonpietri précise qu’il a l’intention de faire vacciner ses garçons, mais le plus tard possible.

Selon lui, le meilleur endroit pour l’administration du vaccin aux plus jeunes demeure l’école, pour éviter les contacts avec d’autres personnes. C’est un endroit rassurant, l’école, ajoute-t-il.


Vacciner l'aînée pour protéger le cadet

Simon Bourdeau pose à l'intérieur d'une maison.

Simon Bourdeau a une fille de 9 ans. Il a hâte qu'elle reçoive son vaccin contre la COVID-19.

Photo : Simon Bourdeau

Simon Bourdeau a une fille de 9 ans qui va à l’École Anne-Hébert, à Vancouver, et un petit garçon de 10 mois. Il est enthousiaste à l’idée que sa petite reçoive le vaccin contre la COVID-19.

J’ai très très hâte que ça arrive, s’exclame-t-il. C’est une des préoccupations qu’on a, ma femme et moi, c’est que [notre fille] qui est à l’école n’est pas protégée et il y a certains risques surtout avec le variant Delta.

Je pense qu’il y a vraiment un besoin d’immuniser les enfants surtout que les écoles sont devenues un endroit où il y a beaucoup de transmission.

Une citation de :Simon Bourdeau

Simon Bourdeau ajoute que sa conjointe et lui s’inquiètent pour leur bébé de 10 mois qui ne sera pas immunisé dans cette campagne. Ça reste une crainte qu’on a, qu’il puisse être infecté et avoir des conséquences de la COVID, confie-t-il.

Simon Bourdeau estime que la logistique actuelle que la province utilise pour les adultes est la meilleure. J’ai l’impression que si les enfants et les parents peuvent aller se faire vacciner de manière volontaire dans des centres de vaccination déjà en place, ça va être plus facile et moins contentieux, affirme-t-il.

Bien qu’il juge que la vaccination à l’école est la solution la plus pratique, il craint des pressions de personnes qui s’y opposent pour pousser des parents à faire exempter leurs enfants du vaccin contre la COVID-19.


Plus inquiète des séquelles de la maladie que de celles du vaccin

Sophie Dansereau pose à l'extérieur.

Sophie Dansereau a deux filles de 8 et 10 ans. Elle fait confiance aux autorités, qui s'assurent, selon elle, que le vaccin contre la COVID-19 est sécuritaire.

Photo : Radio-Canada

Sophie Dansereau est maman de deux filles de 8 et 10 ans qui fréquentent l’École Anne-Hébert, à Vancouver.

Elle dit avoir confiance en Santé Canada qui doit faire plusieurs recherches pour s’assurer que le vaccin pour les enfants soit sécuritaire. Elle sera au rendez-vous avec ses filles lorsqu’il sera approuvé, assure-t-elle.

Je crois sincèrement que les séquelles de la maladie sont beaucoup plus importantes que les séquelles potentielles [...] que peut-être le vaccin peut avoir chez les enfants.

Une citation de :Sophie Dansereau

Elle se pose toutefois quelques questions au sujet des effets secondaires. Est-ce que les recherches qui ont été faites et qui, malgré tout, ont mené à quelques situations malencontreuses vont être faites d’une manière encore plus sécuritaire et sévère pour les vaccins pour les enfants?, s’interroge-t-elle.

L’école serait l'endroit idéal pour que les enfants reçoivent leur vaccin, selon elle. À l’École Anne-Hébert, les élèves de sixième année ont eu la chance d’avoir un vaccin [récemment], [...] ça s’est fait d’une manière très rapide, les infirmières étaient extraordinaires, affirme-t-elle.

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