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Le Nouveau-Brunswick offre le salaire minimum le plus bas au pays

Des pièces de 2 dollars canadiens sur une table, à côté d'une calculatrice.

C'est depuis le 1er octobre que le Nouveau-Brunswick est la province offrant le salaire minimum le plus bas au pays.

Photo : Getty Images / Osarieme Eweka

Radio-Canada

Environ 20 000 travailleurs au Nouveau-Brunswick gagnent 11,75 $ l’heure, selon une estimation fournie par la province. Il s’agit du salaire minimum le plus bas au Canada.

La Saskatchewan était avant cette date la province au salaire minimum le plus bas à 11,33 $ l'heure, mais une hausse de 48 cents le 1er octobre a rendu le salaire à 11,81 $ l'heure.

Pour l’ensemble des provinces canadiennes, le Nouveau-Brunswick se retrouve maintenant en queue de peloton, tout juste après la Saskatchewan et le Manitoba.

La province est loin derrière le salaire minimum à 15,20 $ l'heure de la Colombie-Britannique.

Même en Atlantique, le Nouveau-Brunswick fait piètre figure. Les trois autres provinces offrent au moins 1 $ de l’heure de plus à ses plus bas salariés.

En avril dernier, le gouvernement Higgs a augmenté le salaire minimum de 5 cents l’heure. En 2020, le salaire minimum de la province avait augmenté de 22 cents l'heure.

15 $ l’heure souhaités

Le Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick demande à la province d’augmenter le salaire minimum d’un dollar l’heure par année, jusqu’à l’atteinte des 15 $ l’heure.

Le coordinateur de cet organisme, Abram Lutes, souligne toutefois que, même à ce niveau, ce n’est pas suffisant et que l’augmentation importante du coût de la vie fait de plus en plus mal.

Abram Lutes, coordonnateur provincial du Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick.

Abram Lutes, coordonnateur provincial du Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Le coût du logement, mais aussi le coût de la nourriture et beaucoup des autres produits de base, les produits essentiels ont augmenté de façon spectaculaire au cours des unes ou deux dernières années, dit-il.

Parce qu’ils arrivent difficilement à joindre les deux bouts, plusieurs bas salariés n’ont d’autre choix que d’utiliser les services d’aide offerts dans leur communauté, comme celui de la banque alimentaire de Campbellton.

Même son de cloche pour la directrice générale de l’Association d’action communautaire bénévole du Restigouche, Rachelle Ouellette.

Rachelle Ouellette en entrevue à Radio-Canada, dans une banque alimentaire.

Rachelle Ouellette de l'Association d'action communautaire bénévole du Restigouche.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

On a environ de 15 à 20 % je dirais qui sont des working poors, soit qu’ils travaillent à temps plein ou à demi temps, affirme-t-elle.

Rachelle Ouellette croit également qu’une augmentation du salaire minimum aiderait beaucoup les travailleurs payés à 11,75 $ de l’heure.

À 11,75 $ de l’heure, une fois que tu as payé ton loyer pis ton hydro, il ne te reste plus grand-chose pour manger là, si tu travailles seulement 20, 25, ou 30 heures par semaine, conclut-elle.

D'après le reportage de Serge Bouchard

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