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La quatrième vague de COVID-19 est particulièrement meurtrière en Saskatchewan

Des médecins masqués avec une blouse dans un hôpital.

Au total, 35 décès liés au virus ont été enregistrés dans la province entre le 4 et le 11 octobre. (archives)

Photo : (Carlos Osorio / Reuters)

Radio-Canada

La quatrième vague de COVID-19 est particulièrement meurtrière en Saskatchewan, avec 35 décès liés au virus entre le 4 et le 11 octobre.

En moins de trois mois depuis la levée des restrictions sanitaires le 11 juillet, les autorités ont signalé plus de décès que sur l’ensemble de l’année 2020.

Septembre est au troisième rang des mois les plus mortels dans la province depuis le début de la pandémie, avec 88 décès liés à la COVID-19.

L’intensité de cette quatrième vague s’explique par le fait que le variant Delta est beaucoup plus transmissible et plus mortel, explique le chargé de cours au Département de microbiologie et d’immunologie de l'Université de la Saskatchewan, Yannick Tremblay.

Selon lui, le manque de restrictions dans la province et la surcharge du système de santé sont aussi responsables de cette situation sanitaire, qui aurait pourtant pu être évitée, pense-t-il.

Mr. Tremblay estime qu’il aurait fallu attendre que le taux de vaccination soit plus élevé avant de lever les mesures sanitaires. C’est trop peu, trop tard, dit-il en référence au passeport vaccinal obligatoire depuis le 1er octobre et au retour du masque obligatoire à l'intérieur.

Au Québec, ils n’ont jamais retiré le port du masque dans les espaces publics. Le passeport vaccinal a été mis en place beaucoup plus tôt. Le premier ministre, Scott Moe, aurait dû faire la même chose en Saskatchewan, croit-il.

Yannick Tremblay plaide pour un retour au confinement, mais surtout, pour une limite de la taille des rassemblements privés dans les maisons. Il veut aussi beaucoup plus d’efforts sur le plan de la vaccination, car, selon lui, le vaccin est très efficace pour protéger contre la COVID-19 et permet d’éviter un certain nombre d'hospitalisations et de décès.

Pour sa part, le Dr Nazeem Muhajarine, épidémiologiste et professeur à la Faculté de médecine de l’Université de la Saskatchewan, affirme que le taux de mortalité est 11 fois plus élevé avec le variant Delta qu’avec les variants précédents.

Précision

Selon la CDC, le variant Delta est 11 fois plus mortel chez les personnes non-vaccinées que chez les personnes vaccinées.

Il estime que le taux de vaccination dans la province n’est pas assez élevé, surtout dans les zones rurales, ce qui rend la population plus vulnérable, précise-t-il.

Avec les informations de Sasha Teman

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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