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L’Eau vive au fil du temps, du Patriote de l’Ouest jusqu’à aujourd’hui

La ligne du temps du journal francophone de la Saskatchewan l'Eau vive.

La ligne du temps du journal francophone de la Saskatchewan l'Eau vive est une collaboration entre la Société historique de la Saskatchewan et Radio-Canada.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le journal fransaskois L'Eau vive célèbre ses 50 ans d'existence. Radio-Canada, en partenariat avec la Société historique de la Saskatchewan, vous propose de parcourir les moments importants de l'histoire de la publication de 1910 jusqu'à aujourd'hui.


Une photo en noir et blanc d'un portrait de père Adrien-Gabriel Morice.

Sous la direction du rédacteur en chef, père Adrien-Gabriel Morice, le premier numéro du journal Le Patriote de l’Ouest est publié le 22 août 1910.

Photo : Wikipédia, domaine public

C'est le 12 avril 1910, sous la direction des pères Oblats, que la nouvelle société de La Bonne Presse est incorporée à Duck Lake, en Saskatchewan.

C'est le père Adrien-Gabriel Morice, alors rédacteur en chef, qui mènera à bien la publication du premier numéro du journal Le Patriote de l’Ouest, le 22 août 1910. Ce dernier est alors distribué dans les trois provinces des Prairies.

Le journal y jouera un rôle prépondérant pendant 31 ans.


Le journal la Liberté et le Patriote.

LA LIBERTÉ ET LE PATRIOTE

Photo : Radio-Canada

Depuis 1931, la crise économique touche durement les journaux de langue française de la Saskatchewan et du Manitoba.

Pour réduire les coûts de production et de gestion, La Liberté (Manitoba) et Le Patriote de l’Ouest (Saskatchewan) fusionnent en 1941 pour devenir La Liberté et Le Patriote. Cette nouvelle entité aura pour mission de couvrir l’actualité des deux provinces.

Propriété de Presse-Ouest, le journal est imprimé à Saint-Boniface, au Manitoba.


Roger Lalonde, président de l'A.C.F.C de 1968 à 1972.

Naissance de l'Eau vive

Photo : Radio-Canada

Jugeant que l’actualité de la Saskatchewan est mal représentée dans le journal La Liberté et Le Patriote, les francophones de la Saskatchewan se retirent de la compagnie Presse-Ouest le 1er septembre 1971.

L’Association culturelle franco-canadienne de la Saskatchewan (ACFC), l'ancêtre de l'Assemblée communautaire fransaskoise, fonde alors le journal L’Eau vive, le 18 septembre 1971.

Des ententes sont signées avec la station de radio CFRG de Gravelbourg et la compagnie d’assurance de Roger Lalonde (La Familiale) pour soutenir l’activité du journal.


Un montage photo de la première édition du journal francophone, l'Eau vive.

L’Eau Vive« L'eau vive » publie son premier numéro le 12 octobre 1971.

Photo : Radio-Canada

L’Eau vive publie son premier numéro (Nouvelle fenêtre) sous la direction de Marcel Moor, alors journaliste à la station de radio CFRG de Gravelbourg. Ce dernier propose le nom de L’Eau vive, une traduction du nom cri de la rivière Kisiskatchawan.

Le journal est d’abord imprimé à Saint-Victor, à environ 200 km au sud-ouest de Regina, dans un petit format de 18 cm sur 22 cm.

Les fondateurs s’amusaient d'ailleurs à dire que le journal était imprimé sur une feuille de chou.


Une vieille enseigne des bureaux des publications fransaskoises.

Les publications fransaskoises

Photo : Radio-Canada

L’ACFC, sous l’impulsion de son président, Albert-O. Dubé, fonde les Publications Fransaskoises Limitée. Ces dernières deviennent alors propriétaires de L’Eau vive.

Afin de se rapprocher des grands centres urbains et de la vitalité de la communauté fransaskoise, le journal francophone déménage à Regina dans l’édifice de l’ACFC.


Un homme ferme à clé une vieille porte en bois menant aux bureaux du journal francophone, L'Eau vive.

L’Eau vive ferme

Photo : Radio-Canada

L’ACFC décide de cesser la publication du journal en décembre 1976.

Avec seulement 873 abonnés en Saskatchewan et environ 300 de plus en dehors de la province, la situation financière ne permet pas de maintenir L'Eau vive en vie.


Plusieurs exemplaire de la Ficelle étalés sur une table.

L'A.C.F.C. publie un bulletin de presse intermédiaire pendant toute une année.

Photo : Radio-Canada

Pour compenser l'absence de L'Eau vive, l'ACFC décide de publier un bulletin d'informations nommé La Ficelle. Ce dernier traite principalement du dossier de l'éducation en français dans la province, mais on y retrouve aussi des informations plus générales sur la communauté.

Il était toutefois clair dès le début que cette nouvelle publication n'était que temporaire et ne pourrait remplacer un journal en bonne et due forme.

Rien qui puisse faire croire que La Ficelle succédera à L'Eau vive. Il ne saurait en être question, peut-on lire dans le premier numéro du bulletin d'informations. Cette publication, rappelons-le, ne fait que répondre à un besoin immédiat. Quelle durée aura-t-elle et quelle en sera la régularité? Nul ne le sait pour le moment. Il est possible qu'il n'y ait qu'une seule publication tout comme il est plausible de penser qu'il puisse y en avoir deux, trois ou quatre.


Une photo en noir et blanc de Roland Pinsonneault.

Le défi est relevé : feu vert à L'Eau vive

Photo : Gracieuseté de l'Eau vive

Le 28 avril 1977, la décision est prise : l'ACFC se départira de ses actions aux Publications Fransaskoises Limitée, actions qu'elle détient à 99 %. L'organisme les vend alors à des francophones souhaitant continuer l'œuvre de la presse écrite en Saskatchewan.

C'est à Roland Pinsonneault que reviendra la responsabilité de prendre en charge le projet de privatisation de L'Eau vive.

Finalement, la parution du journal reprendra le 4 octobre 1978 à un rythme hebdomadaire.


Une photo en noir et blanc d'Albert Dubé travaillant à son bureau.

Le grand ménage

Photo : Gracieuseté de l'Eau vive

Pour faire face aux difficultés financières que rencontre le journal, la communauté fransaskoise est appelée à se mobiliser. Une campagne de financement sous la forme d'une loterie permettra notamment d'amasser 40 000 $.

C'est également à cette époque qu'Albert-O. Dubé, alors président de l'ACFC, prendra la direction de L'Eau vive.

M. Dubé réorganise la compagnie, régularise les comptes et modifie le système d'abonnements. Un plan marketing est également mis en place afin d'encourager la vente d'espaces publicitaires et d'augmenter le nombre d'abonnements.

Les Publications Fransaskoises Limitée, devenues entre temps la Coopérative des publications fransaskoises, prennent la forme d'un organisme à but non lucratif. Ce changement de statut lui permettra dorénavant d'être admissible à certaines subventions du gouvernement fédéral.


Un écran d'ordinateur affiche le réseau Mercure, crée dans les années 90 par le journal francophone de la Saskatchewan, l'Eau vive.

Le réseau Mercure

Photo : Radio-Canada

L'Eau vive prend un premier tournant vers le numérique en fondant le Réseau Mercure.

Ce réseau de communication électronique permet de relier les régions et les organismes communautaires éparpillés à travers la province.

Ce nouvel outil permet également au journal de rester connecté avec la communauté fransaskoise et lui facilite la collecte d'informations.

Or, en 1993, soit trois ans après sa mise en service, l’argent du projet est détourné pour combler le déficit de L'Eau vive. C'est la fin du Réseau Mercure.


Une digitalisation de la lettre annonçant le meilleure journal de l'année par l'association de la presse canadienne.

Journal de l'année

Photo : Radio-Canada

Pour la première fois de son histoire, L’Eau vive remporte le prix du meilleur journal de l’année, toutes catégories confondues.

Décerné par l’Association de la presse francophone hors Québec, ce prix met en valeur la qualité journalistique du journal.


Un encadré tiré du journal L'Eau vive servant à offrir un don à la fondation Marcel Moor.

La Fondation Marcel Moor

Photo : Radio-Canada

C'est en 1995 que la Coopérative des publications fransaskoises lance la Fondation Marcel Moor, du nom du premier rédacteur de L'Eau vive.

Cette nouvelle fondation a pour mandat d'amasser des fonds pour le financement du journal.

La Fondation Marcel Moor sera toutefois dissoute en 2015. Les fonds sont alors transférés au Fonds L’Eau vive de la Fondation fransaskoise, cette dernière offrant un meilleur retour sur investissement.


La Société historique de la Saskatchewan publie La voix du peuple, l’histoire populaire de la presse écrite fransaskoise 1910-1990.

La voix du peuple

Photo : Radio-Canada

Le journal fête son 25e anniversaire!

Deux ans plus tôt, en 1994, la Société historique de la Saskatchewan publie La voix du peuple. C'est Albert-O. Dubé, l'un des membres fondateurs des Publications Fransaskoises Limitée et le premier président du journal, qui en est l'auteur.

Il y raconte l'histoire des grands journaux francophones de la Saskatchewan de 1910 à 1990.


Le premier site internet de l'Eau vive datant de 1996.

Sur la toile du web

Photo : Radio-Canada

L’arrivée d’Internet bouleverse le fonctionnement de la presse partout dans le monde, y compris au sein de la fransaskoisie.

C'est en 1996 que L'Eau vive ouvre son propre site web : un site modeste, mais rempli de promesses.

En 2014, la Coopérative des publications fransaskoises lance un nouveau portail d'informations pour répondre aux besoins exprimés par la communauté. Ce sera la naissance du site Fransaskois.net.

Le portail regroupe sous une même adresse des articles de L'Eau vive, les grands titres de Radio-Canada Saskatchewan de même que du contenu des sites web Fransaskois.info et Fransaskmoi.ca.


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Un édifice bien à soi

Photo : Radio-Canada

En 2005, la Fondation Marcel Moor achète un bâtiment avenue Victoria, à Regina. Endroit de rassemblement communautaire, le bâtiment accueille les bureaux de L'Eau vive, un service d’infographie et même une galerie d'art.

Or, cinq ans plus tard, la Ville condamne le bâtiment en raison de différents problèmes structurels majeurs.

La vente du bâtiment se fera finalement le 6 décembre 2012, ce qui offrira un nouveau souffle au journal qui manque de liquidités.

Les bureaux de L'Eau vive sont aujourd’hui installés au Pavillon secondaire des Quatre Vents de l'École Monseigneur de Laval, à Regina.


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Sauvons l'Eau vive!

Photo : Radio-Canada

En raison d’un manque de liquidités, la publication papier de L'Eau vive est suspendue en novembre 2015.

Le journal réapparaîtra toutefois en format papier en mars 2016 sous la forme d'un bimensuel. La première édition de cette nouvelle mouture paraîtra une semaine exactement avant le spectacle-bénéfice accueillant Zachary Richard.

Encore de nos jours, la version papier est distribuée à travers la province.


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Une page à la fois

Photo : Gracieuseté de Emmanuel Masson / L'Eau vive

Depuis sa création en 1971, L’Eau vive demeure l’unique journal fransaskois.

Rare témoignage de la vitalité des francophones dans la province, il est une ressource très appréciée des chercheurs et des journalistes.

Pour assurer la conservation des différentes éditions du journal, le Centre des Archives fransaskoises lance, le 8 avril 2021, le projet de numérisation de la publication fransaskoise. Les éditions papier de 1971 à 1998 seront ainsi numérisées, décrites et rendues accessibles au bénéfice de la communauté.


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Une peau neuve pour ses 50 ans!

Photo : Radio-Canada

L’Eau vive fête ses 50 ans le 12 octobre 2021.

À l'image du journal La Liberté au Manitoba, la Coopérative des publications fransaskoises table sur des partenariats, notamment avec le Conseil des écoles fransaskoises, pour élargir la diffusion du journal.

Avec un tirage actuel de 800 exemplaires publiés toutes les deux semaines, la coopérative espère parvenir à en doubler le nombre.


Ce texte a été réalisé en partenariat avec la Société historique de la Saskatchewan, notamment avec la contribution d'Alexandre Chartier, de Patricia Choppinet, de Baptiste Labrie-Boulay et d'Omer Labrie-Boulay.

Retrouvez sur le site web de l'organisme la ligne du temps (Nouvelle fenêtre) racontant l'histoire complète de L'Eau vive.

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