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Bruno Marchand renonce à prendre position sur le 3e lien

Le tunnel sera aménagé sur deux étages avec un total de six voies de circulation, dont deux réservées au transport en commun.

Une capture d'écran de la vidéo de présentation du troisième lien. (archives)

Photo : Gouvernement du Québec

Le chef de Québec forte et fière (QFF) n’a pas l’intention de prendre formellement position sur le 3e lien entre Québec et Lévis d’ici le scrutin du 7 novembre. Bruno Marchand juge que le projet est trop « embryonnaire ».

Un futur maire ou une future mairesse qui vous dit oui ou non aujourd’hui, je pense que ce n’est pas sérieux, tranche l’aspirant à la mairie.

À l’heure actuelle, le projet de 3e lien consiste en un tunnel de 8,3 km sur deux étages entre les centres-villes de Québec et Lévis. Il y aurait six voies de circulation, dont deux réservées au transport en commun, et une sortie pour accéder directement à l’autoroute Montmorency.

Bruno Marchand affirme qu’il ne peut pas se prononcer sur le projet présenté il y a six mois par le gouvernement parce qu'il est encore trop sujet à changement. Les études d’impact environnemental débutent à peine et le dossier d’affaires est attendu pour 2025.

Bruno Marchand répond aux questions des journalistes lors d'un point de presse à l'extérieur, en bordure du fleuve Saint-Laurent, à Québec.

Bruno Marchand, candidat à la mairie de Québec (archives)

Photo : Radio-Canada

C’est prématuré de se positionner. Notre devoir c’est d’attendre le projet, de voir ce que le gouvernement va présenter, c’est de voir la dernière mouture et après ça pouvoir dire : "Est-ce qu’elle répond à ce dont Québec a besoin?"

Le chef de QFFpose déjà certaines conditions à la réalisation d’un éventuel troisième lien. Il rejette notamment l’idée d’une sortie autoroutière dans le quartier Saint-Roch.

Figure de l’administration sortante, la candidate Marie-Josée Savard n’a pas non plus l’intention de se prononcer d’ici la fin de la campagne. Son attachée de presse, Lara Emond, cite les avantages à mieux relier les deux rives tout en plaçant la protection de la qualité de vie des résidents des quartiers centraux comme condition essentielle à la construction d’un 3e lien.

Manque de courage

Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec, accuse ses adversaires de vouloir ménager la chèvre et le chou pour éviter de déplaire à certaines franges de l’électorat. À ce que je sache, ça va être un tunnel où il va y avoir 55 000 autos qui vont sortir dans le centre-ville de Québec. C'est une excuse, c'est un manque de courage politique.

Jean Rousseau, candidat à la mairie.

Jean Rousseau, candidat à la mairie (archives)

Photo : Radio-Canada

M. Marchand se défile. C'est un poltron. Il n'a aucun leadership, tout comme Madame Savard qui elle aussi exprime les mêmes réserves.

Une citation de :Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec

M. Rousseau répète qu’il n’a jamais hésité à rejeter le projet de la CAQ. Il propose un tunnel qui serait dédié exclusivement au transport en commun.

Chez Transition Québec, la chef Jackie Smith accuse elle aussi Bruno Marchand de manquer de courage. Je pense que pour un homme qui dit qu'il veut être transparent et qui martèle la transparence, c'est un homme qui n’affiche vraiment pas ses couleurs et ses idées.

Transition Québec est d’avis qu’un 3e lien entre Québec et Lévis va complètement détruire la vie de quartier des quartiers centraux. La formation politique souhaite plutôt interdire la circulation automobile sur le pont de Québec pour le dédier entièrement au transport en commun et au transport actif.

Jackie Smith, candidate à la mairie

Jackie Smith, candidate à la mairie

Photo : Radio-Canada

Le fait qu'il ne se prononce pas, ça veut dire que les gens des quartiers centraux ne peuvent pas lui faire confiance le 7 novembre.

Une citation de :Jackie Smith, chef de Transition Québec

Québec 21 toujours en faveur

Des cinq principaux partis, Québec 21 se retrouve seul à formellement appuyer le tunnel tel que présenté par la CAQ.

Le parti avait placé le troisième lien au cœur de sa campagne électorale en 2017 et avait gagné deux sièges dans l’arrondissement Beauport. Le chef Jean-François Gosselin espère d’ailleurs toujours convaincre le gouvernement d’étudier une fois de plus un projet qui aboutirait dans l’est de la ville.

Il faut que le transport collectif de centre-ville à centre-ville soit réalisé, mais je souhaite que le gouvernement réévalue la possibilité d’un lien autoroutier vers l’Est, commente Jean-François Gosselin.

Le gouvernement du Québec a abandonné le tracé à l’Est en 2020 pour privilégier celui au centre-ville, notamment pour préserver le paysage de l’île d’Orléans.

Avec les informations d’Olivier Lemieux

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