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80 infirmières recrutées à l’étranger seront formées au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue

Les résidences des garçons du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, campus Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

En 2022, le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue prévoit accueillir 80 infirmières provenant de l'international afin d'aider à combler le manque de main-d'œuvre dans le réseau de la santé.

Ces infirmières qui sont qualifiées dans un pays autre que le Canada recevront une formation d’une durée de 11 à 14 mois, dans le cadre d’un programme d’intégration à la profession infirmière au Québec.

C’est un programme qui est obligatoire pour se mettre à jour sur la profession infirmière au Québec, les activités réservées aux infirmières au Québec, indique la présidente régionale de l’Ordre des infirmières et infirmiers en Abitibi-Témiscamingue, Claire Maisonneuve.

Ça peut se faire dans un hôpital, mais il n’y a pas d’infirmières disponibles pour faire ça. Donc dans notre région, ça va être fait par le Cégep. Et après, ces gens-là, quand ils vont avoir réussi cette formation-là, ils vont devenir des candidats à l’exercice de la condition infirmière et ils vont pouvoir passer l’examen professionnel et recevoir leur permis au Québec, ajoute-t-elle.

On prévoit accueillir 40 infirmières de l'étranger en juin 2022 et 40 autres à l'automne.

Une agence de recrutement non gouvernementale avait présenté un projet similaire en 2019, mais le ministère de la Santé avait rejeté l'offre.

Le directeur général du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Blais, précise que les sommes pour financer le projet ont été octroyées au mois de mars.

Le gouvernement du Québec a octroyé des sommes particulières au ministère de l’Immigration pour venir contribuer ou financer cette offre de formation. Ces sommes d’argent là n’étaient pas disponibles en 2019. Elles sont devenues disponibles lors du dernier budget du gouvernement du Québec, rapporte M. Blais.

Des craintes demeurent

Le président régional du syndicat interprofessionnel en soins de santé (FIQ-SISSAT), Jean-Sébastien Blais, rappelle qu'une autre mission de recrutement d'infirmières avait eu lieu en 2019, mais que les infirmières avaient presque toutes quitté le CISSS-AT depuis.

La dernière cohorte de 20 infirmières françaises qui étaient venues en renfort, il y en a 19 qui ont quitté, il en reste une seule. Donc il faudrait vraiment s'assurer de bien encadrer ces ressources-là et s'assurer que ça va être une réussite, souligne-t-il.

Jean-Sébastien Blais pose à côté d'une affiche de la FIQ-SISSAT.

Jean-Sébastien Blais, président du syndicat de la Fédération interprofessionnelle de la Santé en Abitibi-Témiscamingue (archives)

Photo : gracieuseté

Plusieurs d’entre elles ne s’attendaient pas aux conditions de travail et aux conditions de vie de l’Abitibi-Témiscamingue, rapporte Jean-Sébastien Blais. Par exemple, certaines pensaient travailler dans une spécialité spécifique, ce qui n’était pas le cas, ou ne trouvaient pas de place en garderie ou de logement.

La région n’avait pas nécessairement été vendue exactement comme elle l’est, dit M. Blais. Donc il y en avait qui pensaient, par exemple, qu’il y aurait des services d’autobus pour voyager, pour le transport, mais si une infirmière française et recrutée et qu’elle s’en va dans le secteur du Témiscamingue, il va falloir qu’elle s'achète un véhicule. Donc il y avait peut-être eu un petit manque de transparence à ce niveau-là.

La formation de mise à niveau sera offerte par le Cégep, avec l’aide d’infirmières principalement en provenance du Centre intégré de santé et services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT).

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