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Un plan pour mieux gérer la crise du logement dans la Ville Reine

Des tentes dans un parc de Toronto.

Le rapport dresse des solutions afin de réduire l'itinérance et d'améliorer la qualité de vie dans le refuges pour sans-abri. (Archives)

Photo : CBC/ Dale Manucdoc

Marwa Siam-Abdou

Le réseau Shelter & Housing Justice Network a dévoilé sa stratégie pour gérer la crise du logement dans la Ville Reine. Le rapport, dévoilé mardi, s'adresse au maire John Tory et à la municipalité et présente des recommandations pour améliorer la sécurité, le bien-être et la santé dans les refuges pour sans-abri.

L’organisme propose, entre autres, l’abrogation du projet de loi contre les campements de fortune (loi 608-13), un meilleur contrôle de la qualité d’air dans les logements, l'augmentation de taux de vaccination et l’ajout de 2250 lits supplémentaires dans les refuges.

Nous ne pouvons pas déployer les ressources nécessaires sans le soutien de la municipalité et de la province. Nous devons tous travailler ensemble.

Une citation de :Zachary Grant, directeur des affaires communautaires à l’église Holy Trinity

En outre, le rapport propose d'augmenter le nombre d’allocations de logement dans la ville de 1440 à 3000 allocations ainsi que d'adapter les loyers actuels en fonction des revenus.

L'intérieur d'un dortoir du refuge St. Simon de Toronto.

La rapport propose des changements afin d'améliorer la qualité de vies dans les refuges pour sans-abri.

Photo : CBC/Nick Purdon

Zachary Grant, directeur des affaires communautaires à l’église Holy Trinity, explique que les ressources de la Ville doivent être versées dans des services et des programmes pour les personnes en situation d’itinérance et que la relation hostile avec les autorités et la municipalité doit changer.

Au cours des derniers mois, plusieurs personnes ont compris l’ampleur des nombreuses crises dans cette ville. Des problèmes comme la santé mentale, la sécurité dans nos quartiers et dans les campements et la crise du logement, a-t-il expliqué pendant la conférence.

Une crise empirée par la pandémie

Selon le rapport, qui est soutenu par sept organismes provinciaux et locaux, la crise du logement a augmenté le taux d’itinérance de 60 % dans la ville dans les huit dernières années. L’organisme souligne également que les politiques de la Ville de Toronto ont été inadéquates et inhumaines.

La politique de la Ville de Toronto pour les centres de réchauffement n’est pas fondée sur des données scientifiques. Elle met les personnes à risque de perdre des membres ou de mourir, explique le rapport.

Greg Cook, membre du comité directeur du réseau Shelter & Housing Justice Network, explique que de nombreuses personnes ont perdu leur logement au cours des derniers mois, et que la province et la municipalité devraient être en mesure d'adopter des solutions rapides. Nous avons vu la rapidité du gouvernement a adopter des solutions pendant la pandémie, il devrait faire pareil avec le problème d'itinérance dans notre ville, a-t-il ajouté.

Parmi les personnes sans-abris qui perdent leurs vie, la moitié d'eux meurt à cause des surdoses.

Une citation de :Greg Cook, Shelter & Justice Housing Network

L’organisme tente également de s’attaquer au problème de surdose dans la population itinérante et recommande dans son rapport que des programmes de sensibilisation, de soutien et de prévention soient adoptés dans le système des refuges pour les sans-abri.

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