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Alberta : enseignants et conseils d’écoles montent au créneau contre le gouvernement

Jason Schilling se tient devant une affiche de son syndicat, dans les bureaux de l'Association.

Le président de l'Association des enseignants de l'Alberta affirme que 93 % des enseignants désapprouvent le nouveau programme voulu par le gouvernement.

Photo : Radio-Canada / Jordan Mesiatowski

Geoffrey Gaye

L’Association des enseignants de l’Alberta (ATA) et l’Association des conseils d'écoles de l'Alberta (ASCA) lancent une campagne pour dénoncer les politiques du gouvernement provincial en matière d’éducation. Ils évoquent, entre autres, la gestion de la pandémie et le nouveau programme.

Erratum:

Dans une version précédente de ce texte, il était indiqué que l'Association des conseils scolaires de l'Alberta faisait partie de la campagne alors que c'est plutôt l'Association des conseils d'écoles de l'Alberta.

Le système d’éducation en Alberta est victime d’attaques, lance Jason Schilling, le président de l’ATA, en conférence de presse mardi matin.

Aujourd’hui, nous lançons une campagne pour nous tenir debout afin de protéger l’éducation publique.

Une citation de :Jason Schilling, président, ATA

Cette campagne publicitaire prévoit la diffusion d’annonces dans les journaux, les médias en ligne, à la télévision et à la radio.C’est la première fois que l’Association des enseignants de l’Alberta etl’Association des conseils d'écoles de l'Alberta s’unissent pour une campagne de cette ampleur, affirme Jason Shilling.

Cette campagne a plusieurs visées. En premier lieu, elle veut inciter le public à signer une lettre ouverte affichée en ligne (Nouvelle fenêtre). En second lieu, elle exige du gouvernement de Jason Kenney qu'il mette fin aux restrictions budgétaires qui provoquent l’augmentation du nombre d’élèves par classe, notamment depuis le début de la pandémie.

Les deux associations demandent également que le nouveau programme, censé entrer en vigueur en septembre 2022, soit renvoyé à la table de travail. La campagne publicitaire doit se poursuivre jusqu’en mars.

Un dialogue rompu

À plusieurs reprises, l'ATA a sollicité sans succès des rencontres privées avec le gouvernement.

En ce qui concerne la dynamique que nous entretenons avec le gouvernement, il n'y a pas de collaboration significative. C'est pour cela que nous en sommes là aujourd'hui. Dans la plupart des cas, le gouvernement et les députés sont restés silencieux face à nos demandes, ou alors ils ont refusé de prendre en considération ce que nous disions.

Une citation de :Brandi Rai, présidente, Association des conseils d'écoles de l'Alberta
Brandi Rai en entrevue.

Brandi Rai, présidente de l’Association des conseils d'écoles de l'Alberta, dénonce l'attitude des représentants du gouvernement face à leurs demandes.

Photo : Radio-Canada

Les deux associations appellent l’ensemble des députés à se réunir pour que l'avenir de l’éducation des enfants albertains devienne la priorité.

De son côté, le gouvernement dénonce cette campagne. Il est malheureux, mais pas surprenant, que le syndicat des enseignants et l’Association des conseils d'écoles de l'Alberta (ASCA) déforment la réalité pour marquer des points sur le plan politique, a déclaré Adriana Lagrange dans un communiqué de presse. 

La réalité est que l'Alberta continue d'être une chef de file en matière d'éducation publique et j'ai mentionné très clairement que nous désirions travailler en collaboration avec tous les intervenants en éducation, y compris le syndicat des enseignants et l'ACSA.

Une citation de :Adriana Lagrange, ministre provinciale de l’Éducation

Le gouvernement indique que l'Alberta continue d'avoir l'un des systèmes d'éducation les mieux financés au Canada, soit 8,3 milliards de dollars. Adriana Lagrange ajoute que le financement des conseils scolaires s'élève aujourd’hui à plus de 400 millions de dollars, comparativement à 363 millions de dollars au début de la pandémie.

En mai, la plupart des conseils scolaires ont refusé de participer au projet pilote pour tester le nouveau programme. Un programme vivement critiqué de toutes parts. De plus, quelques mois après le début de la pandémie, le gouvernement a effectué des compressions budgétaires dans le système scolaire.

Le gouvernement albertain est également critiqué pour le peu de mesures sanitaires prises dans les écoles alors qu’une quatrième vague de cas de COVID-19 déferle sur la province.

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