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Course à la mairie de Gatineau : France Bélisle promet des « taxes raisonnables »

France Bélisle en train de parler lors de sa conférence de presse.

France Bélisle, candidate indépendante à la maire de Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Radio-Canada

Si elle accède à la mairie de Gatineau, la candidate indépendante France Bélisle fixera l’augmentation des taxes municipales à 1,9 % pour 2022 et la limitera, pour les autres années de son mandat, au taux d’inflation moyen de la région.

Cela fait partie des engagements en matière de finances municipales présentés, mardi, par l’ancienne présidente et directrice générale de Tourisme Outaouais, qui a assuré des « taxes raisonnables » aux Gatinois si elle est élue.

Je souhaite pouvoir regarder les citoyens dans les yeux et leur dire avec certitude que la mairesse de Gatineau, l'ensemble du conseil municipal et toutes les équipes de la Ville font leur devoir avant qu'on aille frapper à leur porte pour de l'argent, a-t-elle dit en point de presse à Buckingham, dans l'est de Gatineau.

Le taux de 1,9 % est équivalent à celui proposé par Action Gatineau. Ce parti, Maude Marquis-Bissonnette à sa tête, ajoute de son côté un autre 1 % pour les infrastructures.

Mais France Bélisle propose plutôt une approche d'emprunt concernant cette taxe de l'infrastructure. Elle estime que les taux d'intérêt actuellement bas, ainsi que la très bonne santé financière de la Ville de Gatineau, le permettent.

Je pense que le 1 % pourrait être pris, comme on l’a fait l’an passé, en emprunt, dans un contexte où le taux d’emprunt est bas.

Une citation de :France Bélisle, candidate indépendante à la mairie de Gatineau.

Sa rivale Maude Marquis-Bissonnette estime que la proposition de France Bélisle, si elle se matérialise, aura un énorme impact sur la dette qui se fera sentir pendant de longues années.

Oui, les taux d'intérêt sont bas, en ce moment et la situation économique est favorable, mais il n'y a pas de plan de remboursement. La situation pourrait être appelée à changer. Je trouve donc ça inquiétant, a-t-elle commenté.

La politicienne devant des bannière aux couleurs du parti, soit le bleu et le vert.

La cheffe d'Action Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette lors du dévoilement de son cadre financier (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Quoi qu'il en soit, France Bélisle propose aussi d'aller puiser des économies en rendant l'appareil municipal plus efficient. Pour y parvenir, elle entend mettre en branle le retour d'un comité de révision des dépenses. Ce groupe de travail aurait notamment l'objectif d’éliminer des dépenses récurrentes non productives ou non essentielles et celui d’investir en intelligence d’affaires pour plus d’efficacité et d’efficience.

La candidate indépendante évalue aussi que des sommes prévues pour des projets qui stagnent devraient pouvoir être réallouées ailleurs pour faire avancer d'autres initiatives prioritaires. Une date de péremption des projets serait ainsi fixée, au terme de laquelle le comité exécutif de la Ville serait appelé à réévaluer si les sommes devraient être réaffectées.

Ça ne veut pas dire que ce projet meure et qu’il n’est pas important. Ça veut dire de gérer les finances de façon intelligente plutôt que de laisser dormir de l’argent, a soutenu France Bélisle en évoquant le projet du marché de la fonderie.

Par ailleurs, France Bélisle promet de faire en sorte que Gatineau reçoive une plus grande part de subventions fédérales et provinciales si elle est élue mairesse. Selon elle, la Ville a obtenu moins de subventions par année, sous la gouverne d’Action Gatineau, que ce n'était le cas avant.

Mme Bélisle a aussi l’intention de mettre en avant les principes d’écofiscalité, ce qui viserait à assurer des taux de taxation avantageux pour les projets verts.

Réactions à un premier coup de sonde

Par ailleurs, l'ex-PDG de Tourisme Outaouais a réagi au sondage Navigator réalisé pour le compte du journal Le Droit et du réseau Cogeco paru mercredi matin, le premier de la campagne électorale.

Le coup de sonde, qui a été mené auprès de 510 Gatinois et comporte une marge d'erreur de 4 %, place Mme Bélisle au coude-à-coude avec Maude Marquis-Bissonnette. Ces dernières mènent la course, selon le sondage qui leur accorde respectivement 23 % et 26 % des intentions de vote.

On est dans une course à deux, clairement. Les électeurs ont la possibilité de changer les choses, a dit Mme Bélisle à ce sujet. Elle a noté que 33 % des sondés sont indécis et elle a insisté sur le fait qu'elle voulait convaincre ceux-ci de lui accorder leur vote.

Maude Marquis-Bissonnette, qui dit accueillir les résultats avec un optimisme prudent, ne s'étonne pas de voir autant d'indécis.

L'élection municipale vient de démarrer. Au début, il y avait la campagne fédérale qui se chevauchait, donc nécessairement, il y avait une certaine attention qui était dédiée à ça, a-t-elle dit.

Il reste encore plusieurs semaines. On va donc continuer à faire ce qu'on fait, c'est-à-dire aller sur le terrain, rencontrer les gens, faire connaître nos idées et notre programme.

Le candidat indépendant Jean-François LeBlanc, qui arrive au 3e rang (9 %) selon le coup de sonde Navigator, accorde peu de valeur au coup de sonde.

Il n'y a pas eu de débat électoral, les programmes ne sont pas tous sortis, donc quand on demande aux citoyens s'ils sont prêts à s'engager a voter pour nous en porte-à-porte, c'est sûr qu'ils veulent [d'abord] faire leurs devoirs, a-t-il réagi.

M. LeBlanc répond aux questions de la journaliste dans son bureau à l'hôtel de ville.

Jean-François LeBlanc, candidat indépendant à la mairie de Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada

Le conseiller sortant de Lac-Beauchamp a l'intention de présenter prochainement son propre programme électoral.

Les candidats Rémi Bergeron et Jacques Lemay recueillent moins de points de pourcentage que la marge d'erreur du sondage. Abdelhak Lekbabi ne s'était pas porté candidat au moment du coup de sonde.

Avec les informations de Nathalie Tremblay et d'Émilie Bergeron

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