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Grogne dans les garderies non subventionnées

Des parents et des éducatrices manifestent dans la cour d'une garderie.

Plusieurs parents ont participé à la manifestation aux côtés des responsables de la Garderie Nature mardi.

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Radio-Canada

Alors que de nombreux centres de la petite enfance (CPE) sont en grève dans certaines régions du Québec, les garderies non subventionnées réclament leur part.

Elles représentent environ 36 % de l’offre de services de garde au Québec.

Les milieux privés profitent des projecteurs sur la petite enfance pour demander au gouvernement de les convertir en milieux subventionnés. Ils considèrent notamment que la situation actuelle est injuste pour les parents qui doivent défrayer davantage pour un même service. En effet, ils n’ont pas accès au tarif unique de 8,50 $ par jour dans les milieux subventionnés et les CPE.

Les responsables de milieux privés indiquent aussi que leur situation amène des difficultés de rétention du personnel.

Être subventionné nous permettrait d’offrir à l’équipe un salaire adéquat.

Une citation de :Karine Gravel, dg, Garderie Nature
Une femme devant la cour d'une garderie.

La directrice générale de la Garderie Nature, Karine Gravel, espère que l'établissement sera intégré au réseau des CPE.

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Une action de visibilité avait lieu mardi matin à la Garderie Nature dans l’arrondissement de Chicoutimi. Plusieurs parents participaient au rassemblement.

Les milieux non subventionnés craignent aussi que Québec annonce la construction de nouveaux CPE dans la province au lieu de les inclure dans le réseau existant.

S’il y a des garderies qui ouvrent à 8,50 $, c’est certain qu’il y aura des parents qui vont migrer vers ces endroits, soulignait un père présent à la manifestation mardi. Même si on apprécie le milieu, ça reste une décision financière pour beaucoup de familles.

Une mère et son fils tiennent une pancarte dans la cour d'une garderie.

Les parents qui doivent recourir aux milieux privés doivent payer entre deux et quatre fois plus cher que dans un milieu subventionnés.

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Une maman interviewée à l’émission C’est jamais pareil, Andrée Lavoie, a confié payer 43 $ par jour par enfant dans son milieu privé, soit 20 $ après les crédits d’impôt. Au bout d’une année, c’est 10 000 $ net de plus par rapport à une place subventionnée.

Nous sommes privilégiés. Dans notre famille, on peut se permettre d’envoyer les enfants à la garderie et d’aller travailler, c’est plus avantageux. Mais il y a des familles qui feront le choix de ne pas aller travailler, de rester avec les enfants en attendant une place à l’école, déplore-t-elle.

Une manifestation devant les bureaux de la ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, a également lieu mardi midi.

Avec les informations de Louis Martineau

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