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À la recherche de « la pomme parfaite » à l’Île-du-Prince-Édouard

Derek Plotkowski et Sébastian Manago posent pour la photo à côté d'un contenant ayant une grande quantité de pommes.

Le chercheur consultant Derek Plotkowski (à gauche) et Sébastian Manago, propriétaire de la cidrerie Double Hill (à droite), sont à la recherche du « pommier parfait ».

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Une équipe de chercheurs en partenariat avec la cidrerie Double Hill et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard veut identifier les meilleures variétés de pommes de la province pour la fabrication de cidre.

Le projet de recherche mené au sein du département de biologie de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard consiste à parcourir l’île et à trouver les pommes sauvages ayant les saveurs les plus inusitées.

On est à la recherche de la pomme parfaite, mais la pomme parfaite n’existe pas. En fait, ce qu’on cherche, ce sont des pommes qui sont presque parfaites et qui en combinaison avec d’autres pommes peuvent faire un bon cidre.

Une citation de :Sébastian Manago, propriétaire de la cidrerie Double Hill

Sébastian Manago, propriétaire de la cidrerie Double Hill, explique que son équipe est à la recherche de saveurs exagérées qui seront mélangées par la suite dans la création d’un cidre.

On cherche des pommes acidulées, des pommes d’amertume, des pommes douces. […] En fait, on cherche plusieurs pommes parfaites, précise-t-il en souriant.

L’équipe de la cidrerie Double Hill décharge les pommes recueillies durant la semaine dans un verger à Caledonia, dans l’est de l’île.

L’équipe de la cidrerie Double Hill décharge les pommes recueillies durant la semaine dans un verger à Caledonia, dans l’est de l’île.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Sébastian Manago explique que les attributs de chaque type de pomme apportent des caractéristiques particulières au cidre.

Normalement, il y a un assemblage de plusieurs pommes. […] Le sucre est nécessaire pour faire de l’alcool. L’acidité donne la fraîcheur à la boisson, et le dernier élément, c’est l’amertume, ça donne une profondeur, la structure à la boisson., explique-t-il.

Un tracteur fait le transport des pommes dans la cidrerie Double Hill, à Caledonia.

Un tracteur fait le transport des pommes dans la cidrerie Double Hill, à Caledonia.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

À la cueillette des pommes

Derek Plotkowski, chercheur consultant engagé dans le cadre du projet, explique qu'un étudiant de UPEI, Brandon Vriends, est le responsable de la cueillette des pommes.

L’étudiant parcourt l’île en voiture afin d'identifier les meilleurs pommiers pour le projet.

Brandon Vriends a déjà croqué des centaines de pommes différentes à travers l’île, selon le chercheur.

Il y a une diversité dans la génétique des pommiers qui donne beaucoup de différence dans les attributs des jus.

Une citation de :Derek Plotkowski, chercheur consultant

Les meilleures découvertes seront apportées au laboratoire à UPEI.

Les niveaux d’acidité et de sucre ainsi que la concentration en polyphénols, une composante ayant des propriétés antioxydantes, seront évalués à l’université.

Un contenant rempli de pommes.

Selon Sébastian Manago, les pommes sauvage sont celles pouvant être retrouvées hors des vergers.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Les branches des meilleures variétés de pommes seront greffées sur des racines déjà existantes dans le verger à Caledonia afin de conserver la plupart des caractéristiques prisées.

Derek Plotkowski explique que lorsqu’on utilise des semences, les fruits obtenus ne ressembleront pas aux fruits choisis.

Chaque pépin donne une pomme, une fiole qui sera différente de celle de son pommier d’origine. Ces pommes [qui viennent des pépins] seraient différentes de ses parents, précise le chercheur consultant.

Selon Sébastien Manago, même en utilisant la méthode de la greffe, les pommes qui seront cultivées dans son verger se distingueront légèrement des celles sélectionnées.

Ce sera un peu aussi déterminé par son porte-greffe, et aussi ils recevront un peu plus de soleil que dans l’endroit où ils étaient avant, explique-t-il.

L’équipe de recherche a déjà sélectionné cinq pommes candidates, mais le projet doit se poursuivre pour encore quelques années, selon Sébastien Manago.

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