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COVID-19 : identifier rapidement les patients à risque de maladie grave

Un médecin tient la main d'une patiente allongée.

Les individus porteurs d'un certain marqueur génétique ont plus de risque d'avoir une réponse immunitaire moins efficace face à la COVID-19.

Photo : getty images/istockphoto

La Presse canadienne

Les personnes porteuses du marqueur génétique HLA-B7, ce qui représente 35 % de la population mondiale, ont plus de risque d'avoir une réponse immunitaire moins efficace face à la COVID-19, a constaté une équipe de recherche dirigée par le Pr Étienne Caron au CHU Sainte-Justine et la Pre Julie Hussin à l'Institut de cardiologie de Montréal.

Cette découverte pourrait éventuellement permettre de repérer les patients les plus susceptibles de développer une forme grave de la COVID-19, mais aussi de prioriser l'octroi d'une éventuelle troisième dose de vaccin.

Cette percée pourrait aussi servir à identifier les patients qui se présentent à l'hôpital qui auront besoin d'une vigilance particulière.

Si d'autres travaux sont nécessaires pour confirmer cette découverte, c'est clairement une bonne première étape, a dit le Pr Caron.

Dans le contexte où on parle beaucoup de vaccins, de deuxième dose, de troisième dose, peut-être que ça ne vaut pas la peine que ce soit tout le monde qui ait une troisième dose, mais ceux avec ce marqueur génétique là, par exemple, qu'on favoriserait, a-t-il ajouté.

La faiblesse de la réponse immunitaire des personnes porteuses du HLA-B7 pourrait s'expliquer par le type de mutations que le SRAS-CoV-2 acquiert naturellement au cours de son évolution, ont expliqué les chercheurs.

En d'autres mots, l'évolution naturelle du virus lui permettrait d'échapper plus facilement à la détection du système immunitaire des personnes porteuses du HLA-B7, menant à une forme plus grave de la maladie.

L'identification de cette caractéristique génétique et son utilisation éventuelle s'inscrivent dans la tendance de la médecine de précision, ou de la médecine personnalisée, qui fascine de plus en plus les experts depuis quelques années.

C'est un marqueur, mais il y en a probablement plusieurs autres, a dit M. Caron. Plus on a de ces marqueurs-là, plus ça nous permet de donner une médecine de précision aux gens, donc de mieux les traiter au niveau personnalisé. C'est ce qui fait au final qu'on va être plus efficaces à traiter la population non pas avec une approche.

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