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Gestion de la pandémie : garder la confiance du public est difficile selon une experte

Le premier ministre, Blaine Higgs, la ministre de la Santé, Dorothy Shephard, et la médecin hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell

Le premier ministre, Blaine Higgs, la ministre de la Santé, Dorothy Shephard, et la médecin hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une spécialiste de la gestion des services de santé estime que le gouvernement du Nouveau-Brunswick a perdu, en partie, la confiance des Néo-Brunswickois dans sa gestion de la crise sanitaire.

Le gouvernement provincial a mis en place la semaine dernière des mesures coupe-circuits pour freiner la propagation de la COVID-19 au Nouveau-Brunswick.

Pour la professeure à l’École des hautes études publiques à l’Université de Moncton, Stéphanie Collin, le fait que la population ait encore du mal à comprendre ces mesures peut mener à un bris de confiance.

« En santé publique lorsque l’on gère une crise comme celle que l’on vit actuellement il y a vraiment des différentes valeurs phares que l’on veut mettre en œuvre, et la confiance en est une. »

— Une citation de  Stéphanie Collin, professeure à l’École des hautes études publiques à l’Université de Moncton

Dans les restaurants de la province, plusieurs citoyens se demandaient encore en fin de semaine pourquoi ils pouvaient se réunir dans les lieux publics, mais pas à la maison, même si tous les membres d'une famille sont vaccinés.

Ça soulève la question de l'exposition, indique Louise Bujold de Dieppe, qui a appris qu'une employée l'ayant servi au restaurant n'était pas vaccinée.

Nous on prend les moyens, si j'avais fait le souper chez moi à accueillir ma famille on n'aurait pas eu cette crainte-là, car on connaît nos contacts, on sait qu'on prend des moyens pour se protéger. On pense qu'au restaurant où on va le personnel est vacciné, mais ce n'est pas le cas. La personne nous dit qu'elle a fait un test...pas moyen de vérifier, alors on est tous mêlés avec ces mesures-là, raconte cette cliente.

Stéphanie Collins estime que ces questionnements sont justifiés.

C’est légitime pour les citoyens de se poser les questions qu’ils se posent , estime-t-elle.

Levée trop rapide des restrictions

La professeure observe que la grande majorité du public a fait confiance au gouvernement dans sa gestion de la pandémie, jusqu’à cet été.

Puis, toutes les mesures ont été levées, y compris le port du masque, et ce, même si les experts en santé publique d’un peu partout à travers le pays recommandaient encore de le porter. Maintenant, le Nouveau-Brunswick se trouve en plein coeur de la quatrième vague. La province a franchi le cap des 1000 cas actifs lundi.

Stéphanie Collin explique qu’il est difficile pour la population de ne pas reprocher au gouvernement d’avoir levé les mesures trop tôt.

On pouvait voir ce qui se passait ailleurs dans d’autres provinces et ailleurs dans d’autres pays. Il me semble qu’on est allé trop rapidement, affirme-t-elle.

Stéphanie Collin, professeure à l’École des hautes études publiques à l’Université de Moncton

Stéphanie Collin, professeure à l’École des hautes études publiques à l’Université de Moncton.

Photo : Gracieuseté de Stéphanie Collin

Selon elle, dans ce contexte, il est normal que des gens doutent des mesures actuelles.

Il y a lieu de se demander, si le gouvernement avait posé d’autres mesures la semaine dernière, autres que celles coupe-circuits, même des mesures plus restrictives, quelle aurait été la réaction des citoyens ?, avance-t-elle.

Stéphanie Collin ajoute que le temps qui passe fait son oeuvre sur le moral de la population.

Tous les gens commencent à en avoir un petit peu assez de cette pandémie-là et tout le monde a hâte de voir la fin, donc il faut peut-être voir le message sur lequel on veut se pencher du côté du gouvernement, conclut-elle.

Avec les informations de Sarah Dery

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