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Un chef de l’EI recherché par Washington arrêté en Turquie, selon l’Irak

Deux hommes armés en uniforme.

Des membres des forces de sécurité irakiennes (archives).

Photo : Reuters / THAIER AL-SUDANI

Agence France-Presse

Les services de renseignement irakiens ont capturé lors d'une opération en Turquie un leader du groupe armé État islamique (EI), Sami Jasim al-Jaburi, recherché par les États-Unis et présenté comme un responsable financier de l'organisation djihadiste, ont indiqué lundi des responsables irakiens.

Washington offre une récompense de cinq millions de dollars pour toute information concernant Sami Jasim al-Jaburi qui a joué un rôle essentiel dans la gestion des finances de l'EI, selon un programme antiterrorisme du département d'État américain.

Présenté comme un ex-adjoint de l'ancien chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, ce responsable financier a été capturé hors des frontières d'Irak dans une opération des services de renseignement irakiens, a indiqué sur Twitter le premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi.

Son arrestation a coïncidé avec les législatives anticipées de dimanche, quand les héros des forces de sécurité protégeaient les élections, a-t-il ajouté, sans préciser où il a été capturé.

Mais un haut responsable militaire irakien a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat qu'il avait été arrêté en Turquie, sans donner davantage de précisions sur le lieu et les circonstances de l'opération.

La Turquie n'a pas réagi dans l'immédiat à ces informations.

Sami Jasim al-Jaburi est considéré comme l'un des plus recherchés au niveau international, et il est proche de l'actuel chef de l'organisation djihadiste, Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi, selon un communiqué des forces de sécurité irakiennes. Il y est présenté comme le superviseur des dossiers financiers et économiques de l'organisation terroriste.

En septembre 2015, le Trésor américain l'a inscrit sur sa liste de terroristes visés par des sanctions.

Alors qu'il était adjoint de l'EI dans le sud de Mossoul (nord de l'Irak) en 2014, il aurait occupé un poste de ministre des Finances de l'EI, supervisant les revenus du groupe tirés des ventes illicites de pétrole, de gaz, d'antiquités, selon le programme Rewards for Justice du département d'État.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l'EI a vu son califat vaciller sous le coup d'offensives successives dans ces deux pays. L'Irak a proclamé sa victoire contre les djihadistes fin 2017 et l'EI a été défait en Syrie en 2019.

Aujourd'hui, l'EImaintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière entre les deux pays, selon un rapport onusien publié début 2021. Dans ces deux pays, l'organisation djihadiste conserverait en tout 10 000 combattants actifs, d'après ce rapport.

Traqué, Abou Bakr al-Baghdadi est mort dans une opération américaine en octobre 2019 en Syrie.

Mais l'EI reste une menace, ses combattants ayant renoué avec la clandestinité et continuant de mener des attentats en Irak et en Syrie.

Le dernier attentat d'envergure revendiqué par l'EI en Irak a visé en juillet dernier un marché du quartier chiite de Sadr City, à Bagdad, qui a fait une trentaine de morts.

En Irak, la situation financière des djihadistes est tendue, selon un responsable de la coalition internationale antidjihadistes emmenée par les États-Unis.

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