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Voyager avec la musique orientale

Des musiciens assis sur une chaise dans une salle, les uns à côté des autres, sont en train de jouer d'un instrument.

L'Orchestre de Musique Orientale de Québec a été créé au printemps 2021.

Photo : Radio-Canada

Fondé il y a à peine six mois, l’Orchestre de Musique Orientale de Québec se prépare à donner, cet automne, ses premiers concerts. Le répertoire de l’ensemble ratisse large en réunissant des musiques venues notamment de la Tunisie, de l’Algérie, du Liban, de l’Égypte, de l’Italie et de la France.

Cet orchestre compte 16 musiciens, mais parfois l’ensemble répète en de plus petits groupes. Le cofondateur de l’orchestre, Pierre Langevin, se rappelle avec grand enthousiasme, sa première rencontre avec l’enseignant et musicien accompli d’origine tunisienne, Chaker Ben Abdelaziz.

Pierre Langevin avait remarqué la nouvelle salle de concert de l’École de musique Arquemuse, qui est maintenant installée dans le quartier Saint-Roch. En rentrant, j’ai vu qu’il y avait un petit dépliant; c’était marqué "Cours de musique orientale". En s’informant, il apprend que Chaker Ben Abdelaziz y donne des cours. Leur entente est instantanée. Le directeur artistique des Productions Strada ne tarit pas d’éloges pour celui qu’il décrit comme une sommité dans son domaine.

Il a enseigné au conservatoire, à Tunis. Il a parti un conservatoire privé. Il s'est retrouvé ici pour toutes sortes de circonstances, mais c'est un des maîtres de la musique syrienne, égyptienne, libanaise, mondiale, souligne Pierre Langevin.

Un chef d'orchestre qui joue du violon en dirigeant.

Le chef d'orchestre et directeur musical de l'Orchestre de Musique Orientale de Québec, Chaker Ben Abdelaziz

Photo : Radio-Canada / Valérie Cloutier

Chaker Ben Abdelaziz est arrivé à Québec, en 2018. Il est fier de pouvoir partager ici ses connaissances avec des musiciens issus de différentes nationalités.

La musique, c'est international. Si on va parler musique, on se rassemble. C’est qu’on s’aime l’un l’autre. C’est très important. Et ça crée une ambiance magnifique, explique le directeur musical de l’Orchestre de Musique Orientale de Québec.

On amène toutes les cultures avec nous dans cette musique-là, et ça fait du bien. Tu vois la partition, mais derrière la partition, il y a beaucoup de choses. C'est ma tâche de leur faire entendre comment on fait ce phrasé-là, d’ajouter le chef d’orchestre, qui enseigne également la musique orientale aux plus jeunes, à son école Les Mélomanes, située sur l’avenue Marguerite-Bourgeoys.

Des musiciens jouent en groupe lors d'une répétition.

Des membres de l'Orchestre de Musique Orientale de Québec, en répétition à la salle de concert de l'École Arquemuse.

Photo : Radio-Canada / Valérie Cloutier

Les 27 et 28 novembre prochain, plusieurs instruments anciens, tels le luth, la louta, le darbouka et le tar, résonneront sur la scène de la salle de concert de l’École Arquemuse, à l’occasion des premiers concerts de l’Orchestre de Musique Orientale de Québec. L’ensemble interprétera entre autres, des pièces composées entre 1920 et 1960.

C'est une période d'or parce qu'il y avait beaucoup de musiciens. Il y a des poètes qui travaillaient avec des compositeurs jour et nuit, de renchérir le chef d’orchestre et directeur musical qui veut rendre hommage aux créateurs de cette période riche de la musique orientale.

Chaker Ben Abdelaziz promet de belles surprises, alors que le chant aura une belle place dans ces concerts. C’est sans oublier une composition qui fait le pont entre une œuvre de Mozart et une pièce du compositeur tunisien, Hédi Jouini. Cette combinaison musicale entre la musique occidentale et la musique orientale exprime avec éloquence [qu']on peut se rejoindre; on peut se parler, s'asseoir ensemble. On peut discuter. C’est vivre ensemble, de conclure Chaker Ben Abdelaziz.

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