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À la découverte des noms autochtones des quartiers électoraux d’Edmonton

La murale montre une aînée autochtone qui protège, de son châle transformé en aile, le peuple d'Edmonton qui retourne à la maison.

Le règlement municipal pour changer le nom et la délimitation des quartiers a été adopté le 7 décembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Dans environ une semaine, les Edmontoniens iront aux urnes pour un scrutin municipal dans des quartiers électoraux qui ont de tout nouveaux noms autochtones depuis un changement au règlement adopté en 2020.

Par exemple, au sud de la capitale albertaine, se trouve le quartier électoral Karhiio, un mot qui signifie grande et haute forêt en langue Mohawk.

Dans la zone centrale, O-day'min représente une sorte de lettre d'amour à la rivière Saskatchewan Nord qui longe ce quartier. Ce terme en anishinaabemowin représente à la fois la fraise et le cœur.

Parmi les noms, certains peuvent sonner une cloche familière pour les allochtones comme les noms Métis ou Dene. D’autres peuvent laisser perplexe sur leur prononciation comme Tastawiyiniwak ou Sipiwiyiniwak.

Plusieurs ressources disponibles

Le conseiller municipal sortant du quartier Métis, Scott McKeen, se veut rassurant : Ne vous inquiétez pas trop, nous devons juste les apprendre.

Les gens vont s’enfarger dans ces mots, mais c’est O.K. , insiste-t-il.

Rob Houle, gardien du cercle et coprésident auprès du comité responsable de ces changements de noms abonde dans le même sens. Nous avons créé plein de ressources pour aider les allochtones à prononcer ces noms, fait-il savoir.

Rob Houle est assis dans son jardin au milieu de jouets d'enfants.

Rob Houle est persuadé que les citoyens s'adapteront comme ils l'ont fait avec le mot cri Saskatchewan, par exemple.

Photo : Radio-Canada / Kyle Muzyka

Celles-ci, disponibles en ligne sur le site Internet de la Ville d'Edmonton (Nouvelle fenêtre), proposent entre autres des capsules vidéo avec des aînés autochtones sur la signification derrière l’appellation de ces quartiers électoraux et la façon de les dire correctement dans leur langage.

Certains candidats ont même inclus ces informations sur leur site Internet. Ça les aide ainsi que les autres Edmontoniens à mieux comprendre l’endroit où ils vivent et son histoire. C’est très positif, estime Rob Houle qui est membre de la Première Nation de Swan River.

Jodi Calahoo Stonehouse, elle aussi membre du comité responsable de renommer les quartiers électoraux, renchérit les bénéfices de cette initiative.

C’est un moyen d’honorer les gens qui vivaient ici avant, en plus de développer une relation avec ceux qui le sont maintenant.

Une citation de :Jodi Calahoo Stonehouse

C’est une invitation à travailler au processus de réconciliation ensemble, ajoute-t-elle.

Jodi Calahoo-Stonehouse

Jodi Calahoo Stonehouse sera toute la semaine à Montréal pour rencontrer des étudiants notamment.

Photo : Make Something Edmonton

Rob Houle convient que s'acclimater à ces mots fait partie du processus. Il ajoute que plusieurs habitants d’Edmonton utilisent déjà des mots autochtones dans leur vie quotidienne.

Les gens n’ont aucun problème à prononcer la rivière Saskatchewan pour se repérer même s’il s’agit d’un mot en langue crie, dit-il.

Avec les informations de Natasha Riebe

Voici une liste de ces appellations, avec leur nom et prononciation.

Nakota Isga (quartier 1) 

  • Langage autochtone d’origine : Sioux
  • Prononciation : NA-KOH-TAH EE-SKA
  • Signification : le peuple

Anirniq (quartier 2)

  • Langage autochtone d’origine : Inuktitut
  • Prononciation : A-nirk-nik
  • Signification : le souffle de la vie

Tastawiyiniwak (quartier 3) :

  • Langage autochtone d’origine : Cris
  • Prononciation : TASS-TAW-WIN-EE-WOK
  • Signification : les gens de l’entre-deux, en relation avec la communauté LGBTQ2S+ 

Dene (quartier 4) :

  • Langage autochtone d’origine : Déné
  • Prononciation : DEH-NEH
  • Signification : les gens de la terre et de l’eau

O-day'min (quartier 5) :

  • Langage autochtone d’origine : anishinaabemowin
  • Prononciation : Oh-DAY-min
  • Signification : Fraise ou baie-coeur

Métis (quartier 6) :

  • Langage autochtone d’origine : Mitchif
  • Prononciation : MÉ-TI
  • Signification : représente le peuple de la Nation métisse. 

Sipiwiyiniwak (quartier 7) : 

  • Langage autochtone d’origine : Cris d’Enoch
  • Prononciation : SEE-PEE-WIN-EE-WOK
  • Signification : réfère la Nation crie d’Enoch comme Cris de la rivière (Saskatchwan Nord)

Papastew (quartier 8) :

  • Langage autochtone d’origine : Papaschase
  • Prononciation : PAH-PAH-STAY-OH
  • Signification : réfère au nom d’un des chefs de la bande autochtone Papaschase de la fin des années 1800.

Pihêsiwin (quartier 9) :

  • Langage autochtone d’origine :  Cris
  • Prononciation : Pee-hay-soo-win
  • Signification : oiseau-tonnerre

Ipiihkoohkanipiaohtsi (quartier 10) :

  • Langage autochtone d’origine :  Pieds-Noirs
  • Prononciation : E-pee-ko-ka-nee piu-tsi-ya
  • Signification : terre traditionnelle de la Nation Pieds-Noirs

Karhiio (quartier 11) :

  • Langage autochtone d’origine : Mohawk (de la Première Nation Michel)
  • Prononciation : Gar-ee-he-o
  • Signification : une grande et belle forêt

Sspomitapi (quartier 12) :

  • Langage autochtone d’origine : Pieds-Noirs
  • Prononciation : SS-POH-ME-TAH-PEE
  • Signification : personne étoile

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