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L’exigence de vaccination pour le personnel des foyers de soins inquiète des propriétaires

Monica Gosselin est propriétaire de plusieurs petits foyers de soins dans la Péninsule acadienne. Elle estime que la prestation d'aide aux travailleurs mise en place durant la pandémie a aggravé la pénurie de main-d'oeuvre.

Monica Gosselin est propriétaire de plusieurs petits foyers de soins dans la Péninsule acadienne.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

Monica Gosselin, propriétaire de la Résidence aux Mésanges, un foyer de soins spéciaux dans la Péninsule acadienne, craint de perdre certains employés qui n'auront pas reçu leurs deux doses de vaccin contre la COVID-19 d'ici le 19 novembre.

Une trentaine de personnes habitent dans la Résidence aux Mésanges à Sainte-Rose. Quinze employés y travaillent.

Trois d'entre eux refusent de se faire vacciner. Dans un mois, Monica Gosselin devra les renvoyer à la maison s'ils ne sont toujours pas vaccinés. Étant donné la pénurie de main-d'œuvre en ce domaine, la propriétaire affirme qu'elle préfère garder ces employés, même s'ils ne sont pas vaccinés.

« Je ne peux pas les envoyer à la maison. J'ai besoin d'eux autres. On a besoin d'eux autres. Les résidents ont besoin d'eux autres. »

— Une citation de  Monica Gosselin

On ne veut pas que la quantité et la qualité des soins donnés à nos résidents soient affectées à cause du manque de personnel, souligne Mme Gosselin. C'est sûr que la vaccination est un moyen efficace de contrer la maladie. Beaucoup de mesures préventives pour ceux qui ne veulent pas être vaccinés, c'est quand même correct , affirme-t-elle.

L'enseigne du foyer de soins.

Une trentaine de personnes vivent dans la Résidence aux Mésanges, à Sainte-Rose.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Selon Monica Gosselin, il existerait un compromis, puisqu'il y a moyen de diminuer le risque qu'un employé non vacciné transmette le virus de la COVID-19. Ces employés-là sont prêts à passer le test rapide avant chaque quart de travail. Même après, s'il le faut. La surveillance des symptômes, ils font déjà tout ça, note-t-elle.

L'extérieur d'un bâtiment pourvu d'une rampe d'accès pour les personnes à mobilité réduite.

La Résidence aux Mésanges est un foyer de soins spéciaux.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Elle explique que l'option de suspendre trois employés représente également un risque pour les résidents. Peut-être qu'il faudra fermer des lits, avance-t-elle.

Nous, on a un quota à respecter. Si on ne le respecte pas, la coordonnatrice vient nous voir. [...] Ça veut dire qu'on sera obligé de fermer des lits et il y a [des résidents] qui devront être relocalisés ou envoyés à l'hôpital, indique Mme Gosselin.

La propriétaire craint de devoir en arriver là. Je ne veux pas qu'ils s'en [aillent], dit-elle. Mais à un moment donné [les autorités] vont-elles accepter qu'on soit en sous-effectif, en manque d'effectif, qu'on ne va pas respecter le quota? On veut que le quota soit respecté parce que c'est la qualité et la quantité des soins.

De meilleurs salaires pour attirer des employés?

Dans les foyers de soins spéciaux de la province, les employés gagnent environ 13 $ à 16 $ de l'heure. Monica Gosselin pense que le gouvernement aiderait les foyers en augmentant les salaires.

Il n'y a personne qui vient postuler sur nos offres d'emploi, puis ils ne sont peut-être pas à blâmer puisqu'à 14,50 $ de l'heure, ils peuvent aller travailler dans un Tim Hortons et [gagner] autant de salaire avec les pourboires, conclut-elle.

Monica Gosselin se sent à court d'options et le temps presse, car le 19 novembre arrive rapidement.

D'après un reportage d'Alix Villeneuve

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