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Facebook dévoile des mesures de contrôle pour les ados

Une jeune fille regarde un écran de téléphone intelligent devant un logo géant de Facebook.

Le vice-président des affaires mondiales de Facebook a rappelé que l'entreprise avait investi 13 milliards $ au cours des dernières années pour assurer la sécurité de la plateforme.

Photo : afp via getty images / OLIVIER DOULIERY

Associated Press

Réagissant à une série de témoignages accablants voulant que ses plateformes nuisent aux enfants, Facebook offrira diverses fonctions visant à inciter les jeunes à prendre une pause du réseau social ou à les convaincre de ne plus regarder constamment un même contenu qui leur serait inapproprié.

L'entreprise prévoit mettre en place de nouvelles mesures facultatives de contrôle pour les parents, afin que ceux-ci puissent superviser ce que font leurs enfants sur les réseaux sociaux.

Ces mesures ont été annoncées après que Facebook a décidé de suspendre la mise en place de son projet d'Instagram pour enfants.

Le vice-président des affaires mondiales de Facebook, Nick Clegg, a décrit les nouvelles fonctions de contrôle dans diverses émissions dominicales d'affaires publiques, comme State of the Union de CNN et This Week with George Stephanopoulos d'ABC.

M. Clegg a dû défendre l'utilisation d'algorithmes et le rôle de l'entreprise dans la diffusion d'informations erronées préjudiciables avant les émeutes du Capitole du 6 janvier.

Nous améliorons constamment nos produits, a déclaré M. Clegg à l'émission State of the Union. Nous ne pouvons pas d'un coup de baguette rendre la vie de tout le monde parfaite ou faire en sorte que nos produits soient sûrs et agréables à utiliser.

M. Clegg a rappelé que Facebook avait investi 13 milliards $ au cours des dernières années pour assurer la sécurité de la plateforme. Il a ajouté que 40 000 personnes s'occupaient de ces questions au sein de l'entreprise.

Il a affirmé qu'il y aurait plus de désinformation, plus de discours haineux sur les plateformes sans les algorithmes qui servent de filtres antipourriels géants.

Les contestataires reprochent à l'entreprise son manque de précision et expriment leur scepticisme quant à l'efficacité des nouvelles fonctionnalités.

Une lanceuse d'alerte, Frances Haugen, ancienne employée de Facebook, a livré un témoignage la semaine dernière devant le Congrès pour accuser l'entreprise de ne pas avoir modifié sa plateforme d'Instagram, même si des recherches internes avaient démontré qu'elle pouvait causer du tort aux ados.

Frances Haugen s'adresse aux membres du Sénat et de la Chambre des représentants.

Frances Haugen a témoigné mardi dernier devant la sous-commission sénatoriale de la Protection des consommateurs et de la Sécurité des données, à Washington.

Photo : Reuters / POOL

Ces accusations étaient étayées par des dizaines de milliers de pages de documents qu'elle avait copiées avant de quitter son emploi.

Josh Golis, le directeur général de Fairplay, un organisme de surveillance du secteur du marketing pour enfants, dit douter de l'efficacité des mesures de contrôle visant à aider les parents à superviser les activités de leurs ados et à convaincre les jeunes de prendre une pause des réseaux sociaux. Il argue que de nombreux jeunes ont créé des comptes secrets à l'insu de leurs parents.

Selon lui, Facebook doit montrer exactement comment l'entreprise mettrait en œuvre ces nouvelles fonctionnalités.

Il y a d'énormes raisons d'être sceptique, dit-il.

La sénatrice démocrate Amy Klobuchar a déclaré dimanche qu'il était temps de mettre à jour les lois sur la confidentialité des enfants et d'offrir plus de transparence dans l'utilisation des algorithmes.

Je vous saurais gré de vouloir parler de ces choses, mais il faut cesser de le faire à un moment donné, a-t-elle dit. Il est temps d'agir.

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