•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Comment convaincre les récalcitrants à se faire vacciner? Trois témoignages

Une seringue est remplie d'une dose de vaccin.

La Saskatchewan a un des taux de vaccination les plus bas au pays.

Photo : Getty Images / PATRICK T. FALLON

Radio-Canada

Les personnes qui hésitent à se faire vacciner contre la COVID-19 devraient-elles faire le saut et relever leur manche comme l’ont fait, jusqu’ici, la majorité des personnes admissibles au vaccin?

Si un sujet divise et heurte les gens en ce moment, c’est bien celui-là. En Saskatchewan, qui a le taux de vaccination parmi les plus bas au pays, certains se demandent comment aborder le sujet avec leurs proches non vaccinés.

On en parle dans les maisons, les écoles, les églises, les rencontres familiales. Peut-on avoir de saines conversations autour de ce sujet clivant? CBC en a parlé avec trois personnes qui racontent comment elles ont eu ces conversations, et ce qui en a résulté.

Nuha Patel

Nuha Patel est assise à une table, devant une boutique.

Nuha Patel, 12 ans, encourage ses amis à se faire vacciner.

Photo : Gracieuseté Nuha Patel

À 12 ans, Nuha Patel offre un support moral aux gens qui se font vacciner.

Une de ses amies qui a peur des aiguilles ressentait de l’anxiété à l’idée d’obtenir le vaccin.

Je lui ai dit que je me sentirais probablement comme elle, mais que c’était important qu’elle protège sa famille, sa communauté et les gens qu’elle aime, raconte-t-elle.

Nuha Patel est l'aînée dans son groupe d’amis. Elle a été vaccinée avant que ses amis deviennent admissibles. Quand une amie, qui hésitait à obtenir le vaccin, lui en a parlé, elle lui a répondu qu’il lui fallait foncer et surmonter ce défi.

Nuha Patel se dit surprise d’être celle qui convainc les autres d’obtenir le vaccin, parce que les aiguilles la terrifiaient auparavant.

Mais convaincre les autres lui donne un sentiment de force, dit-elle. Je sens que je peux aider les gens à opérer un changement dans notre petit monde.

Arinjay Banerjee

Arinjay Banerjee face a la caméra.

Arinjay Banerjee dit qu'il a répondu aux questions de ses amis en se basant sur ce que la science connaît du virus et des vaccins.

Photo : Gracieuseté Arinjay Banerjee

Arinjay Banerjee est un chercheur auprès de VIDO-Intervac, un centre de recherches sur les vaccins établi à l'Université de la Saskatchewan.

Deux de ses amis hésitaient à se faire vacciner et voulaient attendre pour voir comment ça se passerait pour ceux qui avaient été immunisés.

Il y a quelques semaines, ils ont appelé Arinjay Banerjee pour lui poser des questions sur le vaccin.

Faire preuve de patience avec eux et leur fournir des réponses basées sur les connaissances scientifiques a joué un rôle important dans leur décision, dit-il.

La confiance était aussi un facteur important.

Je pense que la véritable clé pour avoir cette conversation, ç’a été un peu de dire : "Hé! Vous êtes mes amis, vous m’avez fait confiance jusqu’ici, faites-moi confiance quand je vous fournis ces faits", dit-il.

Ses deux amis lui ont envoyé un égoportrait au moment de leur vaccination.

J’en ai presque pleuré, dit-il.

Il encourage les gens à expliquer aux personnes hésitantes les raisons pour lesquelles ils ont voulu être vaccinés.

Si chacun de nous convainc un ami, on va y arriver.

Mohamed Hajinoor

Mohamed Hajinoor.

Mohamed Hajinoor encourage les gens de la communauté somalienne de Saskatoon à se faire vacciner.

Photo : Gracieuseté Mohamed Hajinoor

Mohamed Hajinoor est le directeur de l’école Misbah School à Saskatoon, une école islamique pour les élèves de la maternelle à la 9e année.

Il s’engage auprès de la communauté somalienne locale depuis plus de 20 ans.

Il dit que plusieurs membres de sa communauté se tournent vers lui pour des conseils, y compris au sujet du vaccin.

Au cours des conversations qu’il a avec eux, il leur parle du hajj, le pèlerinage sacré à la Mecque que des milliers de musulmans font tous les ans. Il faut avoir obtenu plusieurs vaccins pour s’y rendre.

Mohamed Hajinoor leur dit que s’ils n’ont pas de problème avec tous les autres vaccins, ils devraient aussi obtenir celui contre la COVID-19.

Dans la communauté somalienne, dit-il, la plupart des gens ont pris le vaccin à cause de nos encouragements.

Avec les informations de Mah Noor Mubarik

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !