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Retour très partiel de l’électricité au Liban

Un amas de fils électriques est aperçu dans une rue d'une banlieue de Beyrouth.

Le réseau électrique du Liban a été remis partiellement en service dimanche. Ici, une rue d'une banlieue de Beyrouth, la capitale.

Photo : afp via getty images / Joseph Eid

Agence France-Presse

Le réseau électrique du Liban a été remis partiellement en service dimanche, après une panne complète la veille, la production d'électricité ayant été rendue possible grâce à une aide en diesel fournie par l'armée, a indiqué le ministère libanais de l'Énergie.

L'armée a remis [...] 6000 kilolitres de diesel, répartis à parts égales entre les centrales de Deir Ammar et de Zahrani, permettant quelques heures de courant par jour, a précisé le ministère dans un communiqué.

Englué dans une crise inédite, qualifiée par la Banque mondiale d'une des pires dans l'histoire du monde depuis 1850, le Liban connaît depuis des mois des rationnements draconiens de courant, parfois jusqu’à 22 h par jour, et peine à importer du carburant, sur fond d'une dégringolade historique de la monnaie nationale et d'un assèchement des devises étrangères.

Samedi, le pays a plongé pour la deuxième fois depuis début octobre dans une panne d’électricité complète après l'arrêt de l'activité de deux importantes centrales électriques faute de carburant, selon la compagnie nationale Électricité du Liban (EDL).

Les coupures de courant paralysent donc depuis des mois la vie de la population et plusieurs secteurs vitaux, tandis que les gérants de générateurs privés, qui prennent généralement le relais, rationnent aussi commerces, hôpitaux et foyers, à mesure que le carburant se raréfie.

Le pays, dont la classe dirigeante est accusée de corruption et d'incompétence, souffre depuis des décennies d'une sous-production électrique endémique et d'une mauvaise gestion d'EDL ayant coûté au Trésor plusieurs milliards de dollars depuis la fin de la guerre civile, en 1990.

La communauté internationale réclame des réformes urgentes aux autorités libanaises, notamment pour EDL, symbole d'une mauvaise gouvernance et de la déliquescence des services publics au Liban.

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