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Les centres de débitage débordés au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Une femme met du cellophane autour de la viande et la pèse. À l'arrière plan, des hommes coupent de la viande.

Les employés sont à pied d’œuvre. Ils débitent près d’une dizaine de bêtes par jour.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Radio-Canada

Lancée le 25 septembre dernier, la chasse à l'orignal est visiblement bonne cette année car les centres de débitage de la région sont débordés. Ils sont incapables de répondre à la forte demande et ils ont dû refuser des centaines de clients jusqu'à maintenant.

Au centre de coupe de Saint-Honoré, les employés ont déjà refusé une centaine de clients. Le propriétaire de l’endroit, Bruno Tremblay remarque qu’il y a beaucoup de nouveaux adeptes cette année.

Ils sont complètement dépourvus, ils me demandent s’il y a d’autres centres de coupes, mais les centres m’appellent pour dire d’arrêter de leur envoyer car ils ont trop de monde aussi.

Une citation de :Bruno Tremblay

Les centres de débitage sont toujours bien occupés lors des années où il n'y a aucune restriction en forêt, mais l'arrivée de la relève pourrait expliquer l’engouement actuel.

Je ne sais pas s'il y aura plus de centres de coupe dans le futur, j'espère, parce qu'il y a plus de chasseurs aussi et on voit la relève. Il y a beaucoup de jeunes qui vont chasser avec leur grand-père et leur père, comme l'explique Bruno Tremblay.

Cinq personnes coupent de la viande d'orignal.

Le centre de coupe de Saint-Honoré est débordé depuis le début de la période de chasse.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

La salle de débitage située à Chicoutimi réserve justement une place spéciale aux débutants pour éviter que leur récolte soit gaspillée.

On ne peut pas prendre de nouveaux clients parce qu'on a une clientèle qui déborde déjà, mais on prend les clients qui nous disent qu'ils en sont à leur première année et qu'ils n'ont vraiment pas de place. On essaie de les prendre pour pas qu’ils perdent leur viande, explique Francyne Tremblay-Gobeil, la copropriétaire de la ferme Tremblay et Gobeil.

Mais les centres de coupe refusent tellement de chasseurs que certains décident même de dépecer par leurs propres moyens leurs bêtes.

Ils peuvent s'improviser, mais ils ne mangeront peut-être pas autant de qualité, mais l'orignal ne sera pas perdu, admet Bruno Tremblay qui songe à publier des vidéos explicatives sur les réseaux sociaux.

En 2019, lors de la dernière année où il était permis de chasser le mâle, la femelle et le veau, environ 4800 orignaux ont été abattus. La période de la chasse à la carabine se termine vendredi prochain dans la région.

Selon un reportage de Roby St-Gelais.

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