•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le chef du NPD invite Scott Moe à dénoncer fermement l’ivermectine

Ryan Meili, à l'extérieur, avec des journalistes.

Ryan Meili (ici lors d'une conférence de presse en août 2021) rappelle que les recommandations sur l'ivermectine sont « claires », à la suite des déclarations de Scott Moe disant ne pas être « certain » de ce que dit la science à ce sujet.

Photo : Radio-Canada / Dayne Patterson

Radio-Canada

Le chef de l’opposition en Saskatchewan, Ryan Meili, estime que le premier ministre Scott Moe doit être plus clair au sujet du recours à l’ivermectine pour traiter la COVID-19.

Les experts avertissent que l’ivermectine, utilisée pour traiter les parasites chez les animaux, n’est pas un remède efficace contre la COVID-19.

Scott Moe a fait référence à l’ivermectine jeudi, pendant une conférence de presse au cours de laquelle il a fait une mise à jour de la COVID-19 dans la province.

En réponse à une question portant sur les initiatives de son gouvernement pour dénoncer les théories du complot, le premier ministre a dit : Je pense qu’il y a … un certain nombre de théories que, oui, les élus peuvent aborder.

Par exemple, les ordonnances sur la pandémie ne sont pas là pour que le ministre de la Santé ou moi-même puissions rassembler les vaches de tout le monde… c’est un exemple de théories complotistes qu’il est juste, pour un élu, d’aborder, a dit le premier ministre.

Là où ça devient un défi, c’est si les gens veulent utiliser un médicament antiparasitaire destiné aux chevaux ou aux vaches pour traiter la COVID-19. Je ne suis pas certain de la science à ce sujet, a-t-il dit.

C’est une occasion pour notre communauté médicale, qui peut expliquer quel est l’usage habituel d’un antiparasitaire comme l’ivermectine, et pourquoi il ne serait pas si efficace pour traiter la COVID-19.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) déclare que la science est pourtant claire quand il s'agit d’utiliser l’ivermectine comme remède contre la COVID-19.

On a eu des assurances de la science là-dessus depuis longtemps, rappelle Ryan Meili. Ça ne marche pas. Ça ne prévient pas la COVID-19 et ça ne traite pas la COVID-19.

L’ivermectine est utilisée pour traiter des vers parasitiques chez les chiens, les vaches et les chevaux, et parfois pour traiter certains parasites tropicaux, la gale et même les poux chez les humains.

Des recherches préliminaires explorant son efficacité comme médicament antiviral dans le traitement de la COVID-19 ont servi à alimenter la désinformation.

L'emploi de l’ivermectine contre la COVID-9 n’a pas été approuvé au Canada et aux États-Unis et aucune étude clinique n’a démontré qu’elle pouvait ralentir ou arrêter la propagation du coronavirus responsable de la COVID-19 chez les humains.

Santé Canada a publié une mise en garde contre l’usage de ce médicament pour traiter la COVID-19, dans sa version destinée aux soins des animaux comme pour celle destinés aux humains.

L’ivermectine destinée aux animaux peut être dangereuse chez les humains et entraîner du vomissement, de la diarrhée, des réactions allergiques, des vertiges, des convulsions, voire le coma et la mort, indique de plus Santé Canada.

Aucune demande pour des essais cliniques de l’ivermectine n’a été faite au Canada.

La science est vraiment claire en ce qui concerne l’ivermectine et la COVID-19 et les recommandations sont aussi vraiment claires, rappelle Ryan Meili.

Ne prenez pas de médicaments pour lesquels vous n’avez pas eu une ordonnance, dit-il. Ne prenez aucun médicament qui n’est pas destiné à soigner ce que vous avez.

Ayez confiance en votre médecin, ajoute Ryan Meili. Faites-vous vacciner. Et Scott Moe, ressaisis-toi. Dis clairement à la population : oui, soyez vaccinés, et non, ne prenez pas d’ivermectine. C’est aussi simple que ça.

Avec les informations d’Adeoluwa Atayero

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !