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Québec prêt à répondre aux appels à l’aide de citoyens influencés par Carey Price

La décision du gardien de but numéro un du Canadien d’entrer dans le programme d’aide de la Ligue nationale de hockey risque de provoquer un effet d’entraînement.

Le gardien de but est concentré pendant les hymnes nationaux.

Le gardien de but du Tricolore Carey Price a été admis dans un programme d’aide.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Micheline Laflamme

Québec anticipe une augmentation des demandes de consultation pour des problèmes de santé mentale à la suite du retrait de Carey Price de la patinoire pour une période indéterminée.

Le ministre délégué de la Santé et des Services sociaux Lionel Carmant reconnaît que c’est un dur moment à traverser pour Carey Price et sa famille, mais que son exemple aura une incidence positive au sein de la population, particulièrement auprès des jeunes garçons.

Les adolescents et les jeunes adultes ont été particulièrement affectés par la pandémie, selon le ministre. Ils ont beaucoup souffert de l’absence de socialisation. Les hôpitaux pédiatriques ont d’ailleurs constaté une augmentation de fréquentation.

« Si j'étais un fan du gardien, je suis aussi un fan de l'homme maintenant. »

— Une citation de  Lionel Carmant, ministre délégué de la Santé et des Services sociaux

Le Canadien de Montréal n’a pas précisé le problème qui afflige son joueur étoile, mais son épouse Angela a laissé entendre sur les réseaux sociaux qu’il voulait prendre soin de sa santé mentale.

En cette Journée mondiale de la santé mentale (10 octobre), force est de constater que ce geste n’est pas anodin. Seules 50 % des personnes souffrant de problèmes de santé mentale réclament de l’aide.

C’est encore plus difficile pour les personnalités publiques et les athlètes de haut niveau, a indiqué le ministre. Et si ça peut aider plus de gens à consulter, de mon côté, je suis très content. Ça va nous permettre d'aller aider encore plus de personnes, a-t-il déclaré.

Un plan d'action à venir

Québec a investi 110 millions de dollars en novembre dernier pour améliorer les services et réduire les listes d’attente. Il y a actuellement 18 600 personnes qui sont en attente de services.

Le ministre Carmant compte faire connaître prochainement son Plan d’action interministériel en santé mentale. Les consultations sont terminées et le gouvernement caquiste va continuer à accroître les ressources et à apporter des changements dans l’organisation des services.

« Moi, je pense que c'est très important de continuer à investir dans la santé mentale, et notre gouvernement [...] en fait une priorité pour les prochaines années. »

— Une citation de  Lionel Carmant, ministre délégué de la Santé et des Services sociaux

En effet, si la pandémie prend fin un jour, ses effets sur la santé mentale de la population se feront sentir encore longtemps.

Pendant sa campagne électorale, Justin Trudeau a promis aux provinces des investissements de 6,5 milliards de dollars pour la santé mentale, sommes qui seraient conditionnelles au respect de certains critères. Lionel Carmant se dit prêt à collaborer avec le gouvernement fédéral, mais sans se faire dicter la voie à suivre.

Encore une fois, ils [les libéraux] vont probablement suivre le modèle qu'on est en train d'établir ici. Nous, ce qu'on demande, c'est de donner le financement sans condition et on va l'utiliser à bon escient, prévient M. Carmant.

Interruptions des services à la DPJ

L’obligation pour les travailleurs du milieu de la santé et des services sociaux d’être vaccinés d’ici au 15 octobre fait craindre des interruptions de services à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Par exemple, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé s’inquiète qu’en Mauricie certains services ne puissent pas être offerts, car plusieurs employés n’ont toujours pas fourni de preuve vaccinale.

Le ministre Carmant se fait rassurant. C'est sûr qu'on veut maintenir les services de protection de la jeunesse, c'est un service essentiel. On a promis une réorganisation qui va s'assurer que nos enfants sont bien protégés, a-t-il dit.

Les plans de contingence des CISSS et des CIUSSS sont attendus et, s’il le faut, précise le ministre, des services de première ligne moins urgents seront délestés pour protéger les enfants dans le besoin.

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