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Entrée en vigueur des mesures coupe-circuit au Nouveau-Brunswick pour freiner la COVID-19

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Des mesures coupe-circuit sont entrées en vigueur au Nouveau-Brunswick vendredi soir.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Radio-Canada

Des mesures coupe-circuits sont entrées en vigueur au Nouveau-Brunswick vendredi soir.

Le gouvernement provincial impose ces mesures dans le but de freiner la propagation du virus qui cause la COVID-19. Les visites sont interdites dans tous les hôpitaux depuis vendredi.

Dans certaines zones de la province où la hausse de cas est plus marquée, dans le sud-est et le nord-ouest de la province, les mesures seront prolongées après le congé pendant deux semaines.

En matière de nombre de cas actifs pour 100 000 habitants, le Nouveau-Brunswick se retrouve tout juste derrière l'Alberta et la Saskatchewan, devant le Québec et l'Ontario.

Un homme d'âge mûr portant des lunettes et coiffé d'une casquette, à l'extérieur d'un bâtiment.

Dick Butland fait des courses au Marché de Dieppe, le samedi 9 octobre 2021.

Photo : Radio-Canada

Une mesure approuvée

Des citoyens de la province estiment que c'était la bonne chose à faire. En entrevue au Marché de Dieppe, où il faisait des courses samedi, Dick Butland a affirmé qu'il approuvait l'interdiction de rassemblement. On doit le faire. [La COVID], y'a du monde qui meurt de ça. Si on lutte contre ça ensemble, peut-être qu'on pourra le défaire, dit-il.

Une jeune femme au visage masqué, les cheveux noués en queue de cheval, à l'extérieur d'un édifice.

Ashley Lagacé ne verra pas ses proches pendant le long congé de l'Action de grâce.

Photo : Radio-Canada

Ashley Lagacé, membre de l'organisation des Aigles bleues au hockey, originaire de Bathurst, ne verra pas sa famille durant le long congé, ce qui la déçoit. Elle comprend cependant et approuve la décision des autorités. Elle note que la COVID perturbe les activités de l'équipe. On essaie de continuer à jouer, mais [...] c'est difficile. [...] Limiter les contacts, c'est la chose à faire.

Un homme souriant derrière son masque, portant des lunettes, dans un lieu public extérieur.

Jac Gautreau n'a prévu aucune sortie pendant le long congé de l'Action de grâce 2021.

Photo : Radio-Canada

Jac Gautreau exprime son soutien aux mesures adoptées par la province. Il fallait faire quelque chose, dit l'artiste, qui n'a pas l'intention de sortir prendre un repas au restaurant. Nous allons rester tranquilles [chez nous]. L'Action de grâce, ce n'est qu'une journée, on peut avoir de la gratitude à longueur d'année! lance-t-il, philosophe.

Des mesures plus sévères souhaitées

Une jeune femme portant des lunettes et un masque au visage, à l'extérieur d'un bâtiment public.

Victoria Ménard approuve les mesures adoptées par le gouvernement du N.-B. aux abords du long congé de l'Action de grâce 2021 pour freiner la propagation de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Certains auraient préféré des mesures encore plus strictes. Victoria Ménard préférerait que tout soit fermé, comme on avait fait pendant la phase rouge, au printemps 2020. Ce serait la chose à faire, selon elle. Pas tout le monde va aimer [ça], reconnaît Victoria Ménard. Sa famille immédiate, qui ne compte que trois personnes, prévoit de faire un repas dans l'intimité à l'occasion de l'Action de grâce.

D'autres ont l'impression de devoir compenser pour ceux qui ne sont pas vaccinés. Cécile Lavoie, qui est pleinement vaccinée, aurait aimé pouvoir rencontrer d'autres personnes qui sont aussi pleinement vaccinées.

Une femme d'âge mûr au visage masqué, à l'extérieur d'un lieu public.

Cécile Lavoie se dit en accord avec l'interdiction de rassemblements imposée par le gouvernement du Nouveau-Brunswick avant le long congé de l'Action de grâce.

Photo : Radio-Canada

Je trouve quand même difficile de ne voir personne pour deux semaines. J'ai de la difficulté avec ça, on est punis pour les autres, estime Cécile Lavoie. Elle pourra partager un repas à la maison avec son conjoint, son fils et la petite amie de celui-ci, qui vivent tous sous le même toit.

Un homme dans un bureau, devant un mur bardé de diplômes.

Le Dr Ghislain Lavoie prévient que la hausse des cas de COVID-19 au N.-B. pourrait se poursuivre, même avec les mesures coupe-circuit adoptées avant le long congé de l'Action de grâce.

Photo : Radio-Canada

Le docteur Ghislain Lavoie, président du collège des médecins de famille du Nouveau-Brunswick est d'avis que c'était la chose à faire.

« Vraiment, avec toute l'information qu'on a, on s'attend à que les chiffres puissent augmenter. »

— Une citation de  Dr Ghislain Lavoie

C'est pour ça qu'on a fait un genre de coupe-circuit, pour essayer de réduire le nombre d'admissions à l'hôpital, de réduire le nombre [de cas] de COVID dans les soins intensifs, de réduire la mortalité, explique le Dr Lavoie.

Selon le président du collège des médecins de famille du Nouveau-Brunswick, les gens ne se font pas encore assez tester.

On observe également des délais dans les centres de tests de dépistage, pour avoir des rendez-vous et pour avoir les résultats. Le nombre de cas actifs qui ont été signalés par la santé publique pourrait donc être plus élevé.

Samedi, 90 % des Néo-Brunswickois admissibles avaient reçu leur première dose de vaccin, et 81 % étaient doublement vaccinés.

Avec des informations de Sarah Déry

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