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Un groupe d’Ottawa veut un moratoire sur les lois entourant les travailleuses du sexe

Femme en jupe dans la rue

Une travailleuse du sexe dans la rue.

Photo : Reuters

Radio-Canada

Un présumé agresseur sexuel qui sévit auprès des travailleuses du sexe dans les rues du centre-ville d’Ottawa relance le débat sur les lois entourant les travailleurs et travailleuses du sexe. Le groupe Prostitutes of Ottawa/Gatineau Work, Educate and Resist (POWER) demande à ce que la criminalisation de la sollicitation de services sexuels soit suspendue.

Nous avons toujours dit que les travailleuses du sexe sont particulièrement vulnérables à la violence dans les rues lorsque le travail du sexe est criminalisé , dit Zoey Jones, membre de POWER.

Selon elle, bien que l’offre de services sexuels soit décriminalisé au Canada, la sollicitation, elle, est toujours illégale et force tout de même les travailleuses du sexe à exercer leur travail à l’abri des regards. 

L'une des graves préoccupations est que cela va entraîner une présence policière accrue dans la région , enchérit Zoey Jones, qui craint que les prostituées se cachent davantage pour faire leur travail, faisant ainsi en sorte qu’elles soient plus vulnérables aux attaques de clients mal intentionnés ou bien d’agresseurs sexuels. 

POWER demande une suspension immédiate des lois sur le travail du sexe. Le groupe souhaite également que la police indique aux travailleuses du sexe qu'elles peuvent travailler sans crainte.

Nous avons besoin de dépénalisation pour que les travailleuses du sexe puissent travailler là où elles se sentent le plus en sécurité, qu'elles puissent travailler avec des groupes si elles le souhaitent, qu'elles puissent travailler avec leurs amies, qu'elles puissent embaucher des agents de sécurité et qu'elles puissent faire leurs propres choix pour assurer leur sécurité , ajoute Zoey Jones.

Trois plaintes pour agression sexuelle

De décembre 2020 à septembre 2021, la police d’Ottawa dit avoir reçu trois plaintes d’agression sexuelle où un suspect s’est approché d’une prostituée pour ensuite l’agresser sexuellement. La police a lancé un avertissement aux travailleuses du sexe la semaine dernière, puisqu’elle croit qu’il pourrait s’agir du même individu. 

Toutes les attaques signalées ont eu lieu dans le secteur de la rue Murray, de l'avenue King Edward et de la rue Dalhousie. 

La police a déclaré que le suspect se déplaçait généralement à pied.

Un nombre d’agressions sous-estimé

Zoey Jones de POWER se dit surprise que trois travailleuses du sexe ait porté plainte. Habituellement, dit-elle, ces femmes sont méfiantes ou craignent les services policiers et évitent de porter plainte. Cela lui suggère que le nombre d’agressions est peut-être beaucoup plus élevé. 

Il en va de même pour la police, qui craint également qu'il puisse y avoir d'autres victimes qui n'aient pas signalé ce qui leur est arrivé.

Le suspect est décrit comme un homme noir anglophone, âgé entre 20 et 30 ans, mesurant environ 1,80 m, avec une carrure mince et des cheveux noirs courts.

Avec les informations de CBC News

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