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Rivière Rouge et sécheresse, des inquiétudes subsistent à l’approche de l’hiver

Des îlots de roches sont visibles dans la rivière Rouge, qui est entourée de végétation.

L'état de la rivière Rouge à la hauteur du pont de l'autoroute 201 près de la municipalité de Ginew, au Manitoba.

Photo : Coopérative d'eau de la vallée de la Pembina

La sécheresse extrême qu’a connue le sud du Manitoba cet été n’est pas encore chose du passé. Les autorités continuent d'être sur les dents à l’approche de l’hiver. Dans la vallée de la Pembina, par exemple, l’état de la rivière Rouge suscite des inquiétudes.

Quand la rivière est à son niveau normal à l’arrivée de l’hiver, l'eau gèle à la surface, mais sous cette couche de glace, elle continue de circuler. Or, cette année, comme le niveau est très bas, les autorités craignent que la rivière ne gèle du fond jusqu'à la surface dans le sud de la province, où les communautés alimentées par la Coopérative d’eau de la vallée de la Pembina puisent leur eau potable.

La rivière est encore bien basse, on est encore inquiet pour l’hiver. Si la rivière est trop basse, la Coopérative d’eau pourrait avoir beaucoup de problèmes à sortir de l’eau de la rivière, déclare le préfet de la municipalité rurale de Montcalm et membre du conseil d’administration de la Coopérative d’eau de la vallée de la Pembina, Paul Gilmore, en entrevue à Radio-Canada.

La dernière fois que les eaux de la rivière Rouge étaient entièrement gelées, c’était en 1937, rappelle-t-il.

La différence, ajoute le directeur général de la Coopérative, Greg Archibald, c’est qu’à l’époque il n’y avait pas autant de personnes à alimenter en eau potable.

Il raconte que les précipitations qu’on a vues au début du mois de septembre ont aidé à rehausser les niveaux d’eau de la rivière. Son débit est revenu près de la barre des 900 mètres cubes par seconde, mais la semaine dernière, il se situait à environ 325 mètres cubes par seconde.

Ç’a été des hauts et des bas au cours de l’été. On était inquiet, il y a eu de la pluie, ce qui a rendu les choses un peu meilleures, mais on est de nouveau inquiet, dit Greg Archibald.

M. Archibald indique que son organisme a commencé à se préparer en conséquence. Les tuyaux d’approvisionnement à la station de Letellier ainsi que celui de la station de Morris ont été abaissés. Un mécanisme pour réchauffer les tuyaux et pousser de l’air pour empêcher la formation de glace a été installé.

De la machinerie pour pomper de l'eau est installée à côté de la rivière rouge à proximité de la station de pompage de Letellier.

La Coopérative d'eau de la vallée de la Pembina a mis en place une installation temporaire pour s'approvisionner en eau en raison du bas niveau de la rivière Rouge à la station de pompage de Letellier.

Photo : Coopérative d'eau de la vallée de la Pembina

Greg Archibald soutient que la coopérative aura assez d’eau pour passer l’hiver. Elle bénéficie d’une réserve d’eau à la station de Letellier et a une capacité de production de six mois grâce à un étang à Morris.

Toutefois, il s’inquiète pour le printemps prochain, s'il n'y a pas assez de neige cet hiver et de ruissellement pour alimenter la rivière.

L'état d'urgence lié à la sécheresse sera maintenu cet hiver

L’été dernier, les 14 municipalités membres de la Coopérative d'eau de la vallée de la Pembina ont déclaré l’état d’urgence afin de réduire de 15 % leur utilisation d’eau, en raison de la sécheresse extrême de la région.

Un homme porte des lunettes de soleil, les bras croisés, devant une route de campagne en gravier.

Le préfet de la municipalité de Montcalm, Paul Gilmore (archives).

Photo : Radio-Canada / Chloé Dioré de Périgny

Cet état d’urgence sera maintenu, confirment Greg Archibald et Paul Gilmore. Une rencontre est d’ailleurs prévue mardi pour définir les mesures à envisager cet hiver.

« On veut que nos citoyens continuent de surveiller leur consommation d’eau. »

— Une citation de  Paul Gilmore, préfet de la municipalité rurale de Montcalm et membre du conseil d’administration de la Coopérative d’eau de la vallée de la Pembina

Paul Gilmore aimerait que la province soit plus proactive pour aider les municipalités à trouver d’autres sources d’eau, sachant que les sécheresses pourraient se répéter dans les années à venir.

Dans un courriel, un porte-parole de la province soutient que plusieurs ministères coordonnent leur réponse à la sécheresse pour réduire les conséquences sur les Manitobains, ainsi que pour planifier les mesures d’urgence en cas de sécheresse grave ou de pénurie d’eau.

Il ajoute que la province travaille avec la Coopérative d’eau de la vallée de la Pembina pour soutenir la modernisation des infrastructures, afin d’améliorer l’accès à l’eau non traitée et la distribution de l’eau potable. La province appuie aussi la coopérative dans ses projets pour s’adapter aux sécheresses, selon le porte-parole.

M. Archibald estime que la situation entourant l’accès à l’eau dans la rivière Rouge cet hiver sera mieux connue à la fin du mois d'octobre, où on attend des informations et des discussions sur les prévisions hydrauliques en provenance du gouvernement canadien, des États-Unis et de la province.

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