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L’univers poétique de l’auteure britanno-colombienne Angélique Lalonde

Une femme seule sur le bord d'un cours d'eau.

L'auteure Angélique Lalonde réside sur le territoire Gitxsan dans le nord de la Colombie-Britannique.

Photo : Angélique Lalonde

Richard Thériault

La Britanno-Colombienne Angélique Lalonde, d'origine métisse et québécoise, est une des finalistes du prestigieux prix littéraire canadien Giller. La publication qui lui vaut cet honneur, Glorious Frazzled Beings, est son premier recueil de nouvelles.

C'est dans le milieu rural du nord de la Colombie-Britannique où elle habite, proche de la nature, que l'auteure qui écrit en anglais a puisé l'inspiration pour les 21 histoires du recueil, dont plusieurs sont baignées de poésie et de fantaisie.

Angélique Lalonde a répondu à nos questions afin de nous faire découvrir son univers.

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris que vous étiez finaliste au prix Giller?

Pas mal étonnée. J'avais beaucoup d'énergie nerveuse dans mon corps. J’habite dans un coin rural et on n'a pas un très bon Internet, alors je ne pouvais pas écouter en direct. [...] Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai quand même fait un petit cri, j'ai pleuré un peu. J’étais juste étonnée et heureuse, beaucoup de grandes émotions.

Qu'est-ce que cette nomination représente pour vous?

Je ne travaille pas pour recevoir des prix. Je travaille parce que le travail est là en moi, puis c'est ma façon d’être en relation avec le monde, de voir et d’observer. Je suis anthropologue, alors j'ai beaucoup d'intérêt pour les gens, la culture et comment les gens habitent différemment sur la planète, comment on est en relation avec la planète et avec les autres avec qui on partage la planète. [...] C'est sûr que ça élève le cœur de voir que les autres gens sont intéressés à ce que j'ai à dire. […] Mais c’est aussi terrifiant d’être dans le limelight [les feux de la rampe].

Collage multicolore avec un titre

La couverture du recueil de nouvelles Glorious Frazzled Beings de l'auteure Angélique Lalonde.

Photo : Angélique Lalonde

Dans plusieurs de vos histoires, l'univers fantaisiste s'intègre au réel. D'où cela vient-il?

Ah oui, je pense que ça a beaucoup à faire avec l'enfance et la magie avec laquelle j’ai été élevée. J'ai été élevée avec des parents et une mère spécialement pour laquelle le monde imaginaire, le monde créatif et les jeux d'enfants où on pratique ce qui est la réalité, ce qui est l'imagination, c'était très important. [...] Je sens que je joue avec mes histoires de la même façon que je jouais quand j'étais une enfant.

Pourquoi avoir fait le choix d'écrire une série de nouvelles plutôt qu'un roman?

Ça, ç'a beaucoup à faire avec le fait que j’ai des petits enfants à la maison et je n'ai vraiment pas beaucoup de temps pour écrire. Je ne peux pas m'imaginer comment une mère ou un père qui sont impliqués dans la vie de leurs enfants peuvent écrire un roman. J'ai vraiment un ou deux jours par semaine pour écrire. Mais aussi, j'aime écrire des histoires. Je trouve ça amusant de juste faire un petit monde et [après], je suis prête à faire quelque chose d’autre et laisser cela aller.

Vous avez grandi en français, mais vous avez étudié en anglais. Quelle place le français a-t-il dans votre écriture?

Moi, je pense beaucoup à ça. Je pense que ma façon d'utiliser la langue anglaise est affectée par mon français. Le français, c'était ma première langue à la maison et c'est ce que je parle encore avec mes parents. [...] Alors, je ne pourrais pas dire d'une façon très claire, mais je pense que la façon dont je pense, autour de l'anglais, a à voir avec le fait que le français est aussi dans mes pensées.

Glorious Frazzled Beings, publié aux éditions House of Anansi Press Inc., figure parmi les cinq ouvrages sélectionnés pour la courte liste du prix Giller. Le gagnant de l'important prix littéraire doté d’une bourse de 100 000 $ sera annoncé le 8 novembre prochain.

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