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Des résultats concluants montrent qu’il est possible d’apprendre en bougeant au primaire

Une femme sourit devant un homme avec des équipements de mise en forme.

Laurie Simard, candidate au doctorat à l’UQAC, et son directeur, Tommy Chevrette, aimeraient créer un jeu vidéo dans une deuxième phase de la recherche.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

Une recherche réalisée dans quatre classes du primaire au Lac-Saint-Jean par une doctorante en kinésiologie de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) tend à démontrer qu'il est possible d'apprendre des leçons de mathématiques et de français tout en bougeant.

Ce sont les résultats concluants obtenus par Laurie Simard.

Le programme Cogni-Actif a été testé l'an dernier auprès d'une centaine d'élèves de 4e année au Centre de services scolaire du Lac-Saint-Jean.

Il est basé sur l'interaction entre les jeunes et un personnage nommé Ratou. En l'imitant, les élèves bougent et apprennent simultanément des matières scolaires.

Le premier objectif, c'était vraiment de développer un outil numérique qui allait permettre d'augmenter le niveau d'activité physique chez les enfants. On voulait le combiner à un engagement cognitif, avec de la pédagogie pour voir les effets qu'il pouvait y avoir au niveau du développement global et des jeunes qui ont des symptômes au niveau du TDAH, a raconté la candidate au doctorat.

Les analyses préliminaires des données récoltées pendant des évaluations à l'UQAC donnent des résultats positifs. Ce type d'intervention là aurait le potentiel d'améliorer la condition cardio-vasculaire des enfants. [...] Il y a diminution des symptômes du TDAH perçu par les enseignantes. [...] On note moins d'inattention, moins d'hyperactivité. Ce que les élèves de toutes les classes nous rapportaient, c'est qu'après avoir fait les séances avec Ratou, on était plus calme, on sentait que le climat dans la classe était plus favorable pour les apprentissages, a-t-elle poursuivi.

On n'est pas en train de dire que c'est la façon de faire... c'est des pistes. Mais déjà là, c'est très très très encourageant, a enchaîné Tommy Chevrette, son directeur de recherche.

Ces résultats et certaines questions laissées sans réponse par les parents et les enseignants durant la recherche, poussent la candidate et son directeur à aller vers une phase II.

Quel impact ça a sur le climat de la classe, sur le comportement des élèves, sur leurs apprentissages. On va aussi faire une collaboration avec une professeure en pédagogie pour évaluer ce volet-là, a donné comme exemple la doctorante.

La création d'un jeu sérieux est aussi envisagée. Mais ce n'est pas avec une manette. On garde l'essence de faire bouger les jeunes en classe, mais on vise à ce qu'il y ait une rétroaction possible et garder l'intérêt à plus long terme, a précisé Laurie Simard.

Le langagier va être affecté. S'il y a de l'interaction avec les pairs, il y aura le cognitif et l'affectif. Donc il y a d'autres domaines qui vont être bonifiés. On parlait de chacun de ces domaines-là comme étant des compétences qu'il faut aller chercher pour devenir un meilleur humain, a dit aussi Tommy Chevrette.

Pour que cette deuxième phase se concrétise le plus rapidement possible, les chercheurs de l'UQAC espèrent bénéficier du soutien du milieu de l'éducation et trouver du financement.

D'après un reportage de Laurie Gobeil

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